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Déclaration de CAPD promotion du 29 novembre 2012

jeudi 29 novembre 2012

Avant que ne s’ouvre cette première CAPD de l’année scolaire en cours, nous tenons à intervenir dans un premier temps pour faire un constat sur les conditions de sa préparation, et exprimer nos craintes pour l’avenir. En effet, il a fallu tout d’abord repousser la CAPD initialement prévue le 13 novembre pour des raisons d’impossibilité des services à fournir les documents sur les promotions. Puis, les stages de formation continue débutants le 22 novembre, un groupe de travail a été réuni de manière urgente le 12 novembre afin d’étudier les demandes de nos collègues. Nous n’avons pu lors de cette réunion traiter que les départs en stage pour cette première période. Il est regrettable qu’un certain nombre d’enseignant-es aint été écarté-es au motif que ces stages sont remplacés par des étudiant-es en Master 2. Ces remplacements ne sont alors possibles que dans un cadre très particulier, ce qui exclut de fait :

  • les collègues à temps partiel
  • les collègues sur des postes géographiquement isolés
  • les collègues exerçant dans des classes considérées « difficiles » par les IEN.

Nous dénonçons d’une part cette sélection qui prive au droit à la formation continue une part importante des candidat-es, d’autre part, la non-communication par l’administration ni des avis défavorables ni de leur motivation.
Ces critères devraient être l’objet d’un échange avec les délégué-es du personnel, qui doivent pouvoir en discuter avec leurs collègues.
A l’heure où la formation continue est réduite à la portion congrue, il est injuste que celles et ceux qui en font la demande ne puissent en bénéficier.

Les conditions de préparation de CAPD sont donc loin de s’améliorer. Les délégué-es ne peuvent toujours pas assurer correctement leur travail de contrôle et de vérification.
La délocalisation des services de gestion individuelle administrative et financière des enseignant-es du 1er degré public de la Sarthe qui vient d’être annoncée participe de la même logique. Au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques, on éloigne les personnels de leurs gestionnaires. Cela ne fera que rendre plus compliquées voire incertaines les démarches individuelles pourtant nécessaires

En ce qui concerne le « climat » scolaire, force est de constater qu’aucun changement n’est à l’œuvre sur le plan des rapports entre les enseignant-es et la hiérarchie, bien qu’il s’agisse d’une promesse du ministre. C’est ce qui ressort des échanges que nous avons eus lors de nos réunions d’information syndicale avec les nombreux collègues présent-es. Les pressions exercées par certains IEN auprès des collègues, qu’ils soient directeurs/rices, ou enseignant-es ordinaires n’ont pas cessé :
pressions pour faire remonter les résultats des évaluations en début d’année, ce qui va à l’encontre de la prescription ministérielle, tentative de restriction du droit syndical par le refus de remplacement d’animations pédagogiques dites obligatoires, injonctions de remontées de chiffres ou de statistiques demandant une somme de travail importante, et perçus à juste titre comme inutiles et chronophages par les enseignant-es.

L’étude publiée en début d’année par Eric Debarbieux, alors directeur de l’observatoire national de la violence scolaire, devrait pourtant interpeller l’ensemble des cadres de l’Éducation nationale : ce qui pose problème à l’immense majorité des enseignant-es, ce n’est pas l’existence d’une violence qui viendrait des élèves, ou des familles, mais c’est celle de l’institution, qui fait que le sens du travail se perd du fait de ces multiples injonctions, vécues comme inutiles, souvent contradictoires, toujours humiliantes. Les techniques de management qui visent à mettre sur les salarié-es une pression permanente, à individualiser et à isoler sont insupportables, et contre-productives. Le fait que de plus en plus de collègues, et souvent parmi les plus jeunes songent à changer de métier pour raison de souffrance professionnelle est à ce titre une évolution très inquiétante, qui devrait interroger. Le nouveau Ministre souhaite un rétablissement du dialogue social, et nous nous en félicitons. Il est plus que temps que ce dialogue se concrétise à l’échelon départemental, qu’il reprenne sa place au cœur de l’école et que soit banni l’autoritarisme.

À propos des promotions, que nous allons vérifier ce jour, le SNUipp-FSU 72 réitère sa condamnation d’un système injuste où la vitesse de progression des carrières de manière inégalitaire fait que de nombreu-ses collègues partent en retraite sans atteindre l’indice 783 même avec une carrière complète.

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