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Déclaration préalable CAPD du 1er avril 2014

mardi 1er avril 2014

A l’ouverture de cette CAPD nous estimons nécessaire d’aborder à nouveau la question du remplacement ou plutôt du non-remplacement puisqu’elle laisse la communauté éducative et les élèves dans un profond désarroi. On ne compte plus le nombre de classes sarthoises qui quotidiennement ne sont pas assurées. […]

A l’ouverture de cette CAPD nous estimons nécessaire d’aborder à nouveau la question du remplacement ou plutôt du non-remplacement puisqu’elle laisse la communauté éducative et les élèves dans un profond désarroi. On ne compte plus le nombre de classes sarthoises qui quotidiennement ne sont pas assurées.

Cela touche aujourd’hui l’ensemble des écoles et pour tout type de situation : maladie, congé maternité, formation... Au cours des mois d’avril et mai viendront s’ajouter les 3 jours de décharge de direction assurées par les M2 qui passeront leur concours. Ce que l’administration n’avait apparemment pas anticipé puisqu’elle vient par le biais des secrétaires de circonscription de demander aux directeurs et directrices concerné-es d’assurer la classe pendant cette période. Nos collègues vivent très mal cette situation, qui nuit au bon fonctionnement des écoles en cette période où ils ont besoin de tout leur temps de décharge pour commencer à préparer la rentrée (inscriptions, commandes ....). Par ailleurs, l’argument comme quoi les M2 concerné-es devront récupérer ces journées nous paraît injuste au regard du droit qui s’applique aux fonctionnaires. Nous demandons l’application de ce droit à tous-tes les personnels.

Une IEN a beau jeu de rappeler l’obligation d’accueillir l’ensemble des élèves et d’insister sur la nécessité d’assurer un enseignement pour chacun d’entre eux. Cela désorganise alors complètement la vie des écoles, dans les classes où l’enseignant-e est présent-e, tout autant que dans celles où il est absent. Pour le SNUipp c’est à l’administration et à elle seule de prendre ses responsabilités pour assurer la continuité du service public, ni les enseignant-es, ni les élèves, ni leurs parents ne doivent en faire les frais. C’est pourquoi nous proposons d’inciter tous les parents à s’adresser directement aux IEN pour protester contre cet état de fait et nous soutenons les collègues qui demandent à tous les parents qui le peuvent de garder les enfants à la maison en cas d’absence non remplacée.

Vous conviendrez en effet, Monsieur le Directeur académique que le fait d’accueillir tous les enfants lorsqu’un-e enseignant-e est absent-e peut permettre de dissimuler le problème mais ne permet en aucun cas d’assurer la continuité d’un service public d’éducation et d’enseignement ! Pire, les collègues nous rapportent que dans de nombreuses situations, cela compromet gravement la sécurité des élèves. La mise en place du registre santé, sécurité au travail prendra ici tous son sens dès lors que les équipes l’auront mis en place et que les enseignant-es prendront l’habitude d’y consigner ce genre d’événements. Nous les invitons à se saisir de cet outil au plus vite.

Le SNUipp-FSU n’a eu de cesse demander une dotation supplémentaire par le biais d’un recrutement sur liste complémentaire, qu’en est-il ? L’embauche de 4 contractuel-les est de notre point de vue une réponse insuffisante et insatisfaisante, elle ne résoud en rien les problèmes. Quant à la rentrée prochaine, la perspective de reconstituer une brigade de remplacement est réduite à néant du fait de la dotation académique de 1 poste. Le SNUipp-FSU avec la CGT-Education, le SNUDI-FO et la FCPE a donc lancé une pétition pour demander aux parlementaires sarthois-es qu’un collectif budgétaire soit mis en place afin d’abonder cette dotation largement insuffisante par des emplois statutaires.

Par ailleurs, la mise en œuvre du dispositif magister suscite chez nos collègues interrogation et inquiétude. Interrogation quant au sens de ce dispositif censé leur permettre d’améliorer leurs pratiques pédagogiques. Sans préjuger de la nécessité de l’informatique comme outils de diffusion ou d’échange, on peut en effet se questionner et avoir des doutes sur son intérêt comme outil de formation. . Dans un contexte où la formation continue est toujours réduite à peau de chagrin, il est tentant de voir dans cette mise en place une manière de gérer la pénurie de formateurs et de remplaçant-es pourtant indispensables à une FC de qualité. La relation humaine est partie intégrante de la transmission et la construction des connaissances, qu’il s’agisse des élèves ou des enseignant-es. La dématérialisation du temps de formation ne peut être la seule réponse de l’administration, et risque de conduire à un appauvrissement de l’action de formation. Inquiétude également lorsque nos collègues ont l’impression d’être « observé-es » à distance, d’être infantilisé-es lorsqu’on leur demande de « rendre leurs copies », et rejet lorsque l’injonction met en cause le droit à la vie privée, à travers la publication de photos, vidéos ou autres documents de travail que nos collègues ont le droit de considérer comme personnels. Le SNUipp-FSU sera vigilant à ce qu’aucune pression ne soit exercée.

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