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CAPD du 3 juillet 2014 : déclaration du SNUipp-FSU 72

jeudi 3 juillet 2014

En préalable à la CAPD, la délégation du SNUipp-FSU 72 a lu une déclaration.

CAPD du 3 juillet 2014 - Déclaration du SNUipp-FSU

Comme nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises, le retard puis l’accélération pris dans le calendrier du mouvement et des opérations de carte scolaire sont lourds de conséquences en terme d’organisation du travail pour les services et par ricochet, source de stress et d’inquiétude pour les personnels dans les écoles.

Ce calendrier imposé par le Ministre, de concentrer en si peu de temps autant de décisions et de charge de travail est en effet particulièrement désastreux.
Désastreux pour les services qui ont dû gérer dans l’urgence, sans les moyens humains nécessaires, la carte scolaire, le mouvement des personnels, et les conséquences de la réforme des rythmes.

Désastreux pour les personnels qui n’apprendront leur nomination que la veille de la sortie, ce qui ne leur laissera que peu de temps pour la prise de contact avec leurs nouveaux-elles collègues. Et nous ne parlons pas des collègues qui risquent d’être touché-es la semaine prochaine par des mesures de carte scolaire...

Les conditions dans lesquelles les services ont dû travailler, dans l’urgence, avec une quantité énorme d’informations à prendre en compte ne sont pas normales. Nous saluons à ce titre le travail effectué par l’ensemble des agents administratifs, qui ont consacré beaucoup de leur énergie et de leur temps pour parvenir à boucler les choses en temps et en heure. Mais cette urgence et cette surcharge nuisent à la qualité des services rendus. Ainsi, la confiance dans l’administration est-elle remise en cause lorsqu’il n’est pas possible de la joindre pour avoir telle ou telle information, ou pour lui en donner. La composition des postes de titulaires secteurs est une source d’interrogation pour plusieurs de nos collègues qui ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas reconduits sur les mêmes supports, alors que les quotités n’ont pas changé. La découverte du blocage des ½ postes pour les PES est également source de mécontentement : annoncée tardivement, alors que les collègues avaient déjà préparé leur rentrée sur la base d’une organisation qu’ils pensaient voir reconduite, cette mesure est vécue comme une injustice.

Le report des décisions de carte scolaire au 7 juillet n’est pas à mettre au compte des organisations syndicales. C’est bien le choix politique du Ministère qui en est responsable. La situation du remplacement ne s’est pas améliorée y compris en cette fin d’année scolaire, période où habituellement les besoins en remplacement sont plus faibles. C’est bien la preuve que la carte scolaire dans notre département ne peut être considérée comme satisfaisante ni en cette fin d’année, ni pour l’an prochain. Il est de la responsabilité des organisations syndicales représentatives de pointer ces insuffisances. La principale fédération de parents d’élèves rappelons-le, s’est également prononcée clairement pour qu’une autre dotation soit attribuée à notre département.

Il est primordial qu’un calendrier soit mis en œuvre l’an prochain dans un cadre permettant un véritable échange, condition indispensable de la transparence, et de la confiance des personnels envers leur administration.

Au-delà des questions du mouvement, la CAPD qui va s’ouvrir traitera également du passage à la Hors-Classe. Cette année, 65 collègues vont être promu-es. Le taux passe donc de 3,5 à 4 % (et 4,5 % l’année prochaine) pour l’ensemble des promouvables. Cette augmentation du ratio permet de satisfaire plus de collègues, mais le pourcentage reste globalement insignifiant. À ce rythme, comme le SNUipp-FSU n’a eu de cesse de le répéter, il sera difficile, pour ne pas dire impossible, de permettre à l’ensemble de la profession d’accéder à l’échelon terminal avant le départ en retraite. Notre revendication est simple : comme pour les IEN, comme pour les personnels de direction, nous demandons un passage automatique aux échelons supérieur , à la vitesse la plus rapide pour l’ensemble des enseignant-es. L’actuel ministre de l’Éducation nationale vient de prendre position sur les effets stigmatisants de la notation pour les élèves, pourquoi ne pas prolonger sa réflexion sur les effets négatifs produits par cette dernière sur les enseignant-es ? Pour le SNUipp-FSU la refonte complète de la grille indiciaire est indispensable pour répondre à la nécessaire revalorisation d’une profession dont l’attractivité ne cesse de baisser.

Enfin, et c’est tristement le même constat que nous faisons depuis plusieurs années, le faible nombre d’ineat-exeat accordés ne vont permettre de résoudre que quelques situations. La situation de séparation de famille nuit à l’investissement professionnel des collègues concerné-es : temps de transport, coût financier important, temps partiel par défaut... Il est indispensable que le Ministère trouve des solutions pour résoudre ces situations toujours trop nombreuses.

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