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CAPD du 26 septembre 2017 : déclaration du SNUipp-FSU

mardi 26 septembre 2017

A l’ouverture de la CAPD, le SNUipp-FSU a lu une déclaration liminaire.

Déclaration préalable à la CAPD du 26 septembre 2017

Alors que cette CAPD se tient quelques semaines seulement après la rentrée, nous souhaitons ici souligner l’engagement de nos collègues et des personnels qui ont œuvré pour faire en sorte qu’elle se passe dans les meilleures conditions possible, et ce malgré les annonces intempestives et rétrogrades de notre ministre, dans un contexte de manque de moyens flagrants auquel il faut chaque année faire face et qui désorganise toujours plus nos écoles.
M. Blanquer proclamait en juin que l’égalitarisme était l’ennemi du Service public. Il a, semble-t-il, découvert tout récemment que M. Gattaz et son mouvement l’étaient peut-être, finalement bien réellement, osant affirmer que si l’école faisait son travail, les chômeur.euses en auraient un.
M. Gattaz nous a présenté ses excuses, à nous les enseignant.es en affirmant que nous n’étions pas visé.es. À la bonne heure ! Pour autant, ce grand capitaine a cru bon d’ajouter que ce propos visait le système. Dans ce cadre, nous nous interrogeons… Qui pouvait bien être visé ? Qui ne ferait donc pas son travail ?
En cette rentrée, la liste est longue, Monsieur le Directeur Académique, des difficultés rencontrées par nos collègues quant à la désorganisation sans précédent à laquelle ils et elles ont dû faire face, ce dont témoigne le nombre important de questions diverses que nous vous avons adressées.
Dans bon nombre d’écoles, nos collègues ont dû eux-mêmes procéder à l’organisation des compléments de temps partiels, des décharges et ont fait remonter aux circonscriptions et à vos services des propositions, ce qui ne relève pas normalement de leurs tâches. Verront-ils / elles ce temps décompté de leur 108h ?
Les erreurs d’affectation, les changements répétés sont source de tension, d’inquiétude pour nos collègues (et pour leurs élèves) qui ne peuvent préparer, pour un certain nombre d’entre eux/elles, la rentrée dans de bonnes conditions. Les services sont surchargés travaillent eux aussi dans des conditions particulièrement difficiles. On cherche en vain dans ces conditions la bienveillance tant vanté par le Ministre.
C’est pourquoi, monsieur le directeur Académique, nous réitérons ici nos demandes.
D’abord, une demande de création d’un groupe de travail au sujet de la composition des postes des TRS. Il n’est pas acceptable, en effet, que nos collègues voient leurs fractions modifiées sans plus d’explication. Si l’intérêt du service est régulièrement mis en avant, nous ne doutons pas que dans le cadre d’une école de la confiance et de la bienveillance, vous serez attentif à notre demande qui vise à stabiliser et pérenniser les affectations de nos collègues et donc à améliorer la qualité du service public.
Ensuite, nous vous demandons de prendre en compte la situation des services et de faire le nécessaire afin de procéder au recrutement de personnels supplémentaires. Nous revendiquons qu’elles et ils aient les moyens d’assurer l’ensemble des tâches et missions liées à la gestion des personnels. Là, encore, la bienveillance annoncée par la rue de Grenelle ne peut se limiter à des déclarations ministérielles dans les médias. Nous demandons que cela se traduise par des mesures permettant d’alléger la charge de travail au sein de la DSDEN, ce qui aura des conséquences positives sur la gestion des personnels et donc sur le climat des écoles.
Nous souhaitons par ailleurs, M. Directeur Académique vous adresser en tant que représentant du Ministre notre position quant aux évaluations CP qu’il a souhaité imposer en cette rentrée.
Alors que les élèves de CP sont encore, dans les faits, des élèves de grande section, ils ont dû faire face à des exercices inadaptés tant par leur côté abstrait que par leur décalage complet avec les apprentissages dispensés en maternelle et en contradiction notamment avec les programmes de 2015. D’ailleurs la DGESCO s’est adressée aux enseignant.es pour indiquer finalement que ces évaluations n’avaient aucun caractère scientifique et qu’il leur appartenait de faire passer tout ou partie des exercices. Nous nous interrogeons sur les possibilités qu’auront les enseignant.es de valoriser des élèves qui pourraient être confronté.es à des réussites partielles et/ou des échecs successifs. Tout cela relève d’injonctions paradoxales qui vont à nouveau mettre nos collègues en difficulté. Nous dénonçons ce que nous considérons comme une confiscation du pouvoir d’agir des enseignant.es sur leur métier et une atteinte à leur liberté pédagogique. Le principe du pilotage du système éducatif par l’évaluation, expérimenté en Grande-Bretagne ou aux États-Unis a conduit à des dérives aujourd’hui démontrées. Nous le dénonçons et appelons nos collègues à n’utiliser que les items qu’ils considéreront pertinents (s’ils en trouvent) et à conserver les résultats des évaluations pour les analyser à l’interne de l’école et en équipe. Nous les invitons également à faire remonter aux circonscriptions les demandes de moyens nécessaires pour répondre aux besoins de remédiation issus de leur analyse.
Pour terminer, nous souhaitons évoquer la récente circulaire contraignant nos collègues, pour toute sortie scolaire, de fournir un numéro de téléphone portable. La possession d’un téléphone portable relève d’un choix individuel, il est donc incompréhensible que l’administration en fasse un préalable à une activité professionnelle. Nous souhaitons, Monsieur le Directeur Académique, à l’occasion de cette CAPD avoir un échange sur ce sujet afin qu’une solution soit trouvée.

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