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CAPD du 18 janvier 2018 : déclaration du SNUipp-FSU

vendredi 19 janvier 2018

Le SNUipp-FSU prend acte de la volonté de l’administration de rétablir les conditions du dialogue avec les représentant-es du personnel. En effet, la transmission des documents est indispensable pour permettre aux délégué-es de faire leur travail de vérification. C’est une garantie de transparence et de traitement équitable auxquels les enseignant-es sont très attaché-es. Nous vous rappelons par ailleurs, M. le Directeur académique, que de nombreux courriers que nous vous avons adressés sont restés sans réponse, qu’il s’agisse de demande d’audience ou d’autres sujets. Puisque la période y est propice, nous émettons donc ici le vœu qu’un dialogue constructif dans le cadre du paritarisme soit mis en œuvre.

Dans un cadre plus large, le SNUipp-FSU émet celui que l’Éducation Nationale ne devienne pas l’enjeu d’une bataille idéologique que malheureusement le nouveau Ministre semble vouloir mener tous azimuts : ses déclarations et annonces démagogiques, incessantes depuis la rentrée, contribuent à jeter le discrédit sur l’École, tout en donnant à penser que des remèdes miracles existeraient. Le retour du pilotage par l’évaluation, la création d’un comité scientifique d’où sont exclus des pans entiers de la recherche en Sciences de l’Éducation, le projet d’imposer des manuels et de soi-disant bonnes pratiques, tout cela n’augure pas d’une bienveillance ni d’une confiance pourtant annoncée vis-à-vis des personnels. Le projet de J.M. Blanquer, bien loin d’être celui d’une Ecole émancipatrice, consiste à vouloir normaliser, standardiser les pratiques, afin de mieux organiser le tri social. Son projet, clairement exprimé dans le livre qu’il a publié en 2016, est celui d’une école ultra-libérale, basée sur le renforcement des hiérarchies intermédiaires, et la casse du statut public de l’Ecole. Mais parce que nous ne sommes pas dupes, le vœu que nous formulons ne restera pas un vœu pieu. Le SNUipp-FSU dès la rentrée a commencé à alerter les enseignant-es, les parents, les partenaires éducatifs des dangers que le nouveau Ministre fait peser sur l’Ecole. Nous mènerons, en informant, réunissant et mobilisant les collègues, le nécessaire combat pour une école au service de tous-tes, où les enseignant-es soient des concepteurs de leurs pratiques, et non de simples éxécutant-es.

Toujours au plan national, nous dénonçons le retour du jour de carence pour les fonctionnaires. Il s’agit là d’une mesure injuste, et inefficace : injuste car la plupart des salarié-es du privé bénéficient de clauses d’entreprises qui les en exemptent, inefficace, car le fait d’aller travailler en étant souffrant ne fait que retarder la mise en congé-maladie, qui n’en sera que plus long. Nous souhaitons aussi attirer votre attention sur la question des demandes d’autorisation d’absence et de l’engagement de l’administration à les traiter avec bienveillance. Plusieurs situations nous ont été présentées par des collègues qui se sont vus autorisés à s’absenter, mais avec des retraits de salaires et d’AGS, alors que les motifs étaient sérieux, et impossibles à différer. Nous leur avons conseillé de faire un recours, et souhaitons que la bienveillance annoncée sera effective.

Cette CAPD traitera des promotions dans un cadre transitoire lié à la mise en place du Parcours Professionnel Carrière Revalorisation. Le SNUipp-FSU, tout en condamnant plusieurs aspects de ce protocole, constate que la durée dans les échelons est désormais la même pour tous-tes, à l’exception des 6e et 8e échelon (ce à quoi nous sommes opposés). Notre revendication reste que l’ensemble des collègues puisse atteindre le dernier échelon de la hors classe à l’issue d’une carrière complète. Un pas a été fait, mais il reste encore des progrès importants à réaliser pour que cela devienne une réalité pour tous-tes. Le SNUipp-FSU dénonce par ailleurs la mise en place de la classe exceptionnelle, qui sera réservée à une extrême minorité et constituera un élément de division des personnels.

Le nombre de demandes de permutations reste très élevé. Dans le contexte que nous connaissons depuis plusieurs années, on peut présager que peu de collègues obtiendront satisfaction. Les situations des familles séparées, mais aussi de celles et ceux qui souhaiteraient simplement changer de lieu de vie devrait alerter le Ministère. Travailler dans ces conditions, avec un espoir réduit de voir ses demandes d’aboutir, peut conduire à des situations personnelles extrêmement douloureuses. Une autre approche devrait être mise en œuvre, afin de satisfaire plus de demandes, et de laisser aux déçu-es un peu plus d’espoir.

Les circulaires sur les allègements de service et le temps partiels qui sont à l’ordre du jour sont sensiblement les mêmes que l’an dernier. Nous renouvelons notre souhait que l’ensemble des demandes, lorsqu’elles seront présentées, soient satisfaites.

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