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#PasPlusDe... NUIT des écoles le 22 Mars [Mise à jour au 23/02)

vendredi 23 février 2018

 Mise à jour de l’article : 23/02/2018

Le 15 février se tenait en Sarthe le CTSD de « repli » suite à une forte implication de la FSU (donc SNUipp-FSU ;) ) depuis l’an passé dans la constitution d’un collectif départemental « Pas de village sans école ». Ce travail a débuté lorsque nous avons été alertés sur la possible mise en place d’une convention ruralité qui menaçait pas moins de 128 des 438 écoles sarthoises.

De ce collectif est sorti un appel à la défense de village co-construit par des parents, des enseignant•es, des élu•es et co-signé par la FSU, le SNUipp-FSU, la FCPE et l’AMRF.

Notre département a cette particularité d’être très rural dans ses périphéries tout en ayant en son centre pour l’essentiel, une très importante zone d’éducation prioritaire. Cerise sur le gâteau, la Sarthe est le plus fragile et le plus pauvre de l’académie et nos REP+ sont en tête au niveau acad’ pour ce qui concerne les indicateurs sociaux etc. Ainsi, comparer le P/E de la Sarthe avec celui de la Loire Atlantique n’a donc aucun sens. Ce point serait certainement à creuser dans toutes les académiques. Le P/E, c’est « de la poudre de perlin pinpin » comme dirait l’autre.

Beaucoup de pauvreté donc, et vécu sous deux formes que tout semble éloigner a priori… REP/REP+ et forte ruralité très éloignée des centres de culture et de loisir, des services publics, des commerces.

À bien y regarder, il y a bien des convergences entre ces situations !!!

Notre première « victoire » s’est traduite par une analyse de la situation de notre département reprise quasi mot à mot par notre DASEN. Ce n’est pas si souvent qu’en CTSD et/ou en CDEN on entend nos propres mots et nos analyses dans la bouche de l’administration.

Depuis, nous avançons doucement, mais sûrement… Notre appel est relayé et signé dans de nombreuses écoles et par nombres d’élu•es. Et nous travaillons à étendre encore et encore le nombre de signataires.

Cette connaissance de la situation du département nous a permis d’attaquer à de nombreuses reprises les cartes scolaires comme l’an passé et bien évidemment cette année. Nous avions ainsi anticipé dès début novembre que notre dotation serait au mieux à 0 et que les écoles rurales seraient les premières victimes de cette politique non financée.

L’an passé, nous perdions plus de 620 élèves et avons eu 20 postes supplémentaires. Nous avions dénoncé des moyens insuffisants au regard des particularités de notre département. Et nous avions des arguments solides pour cela.

Pour la rentrée 2018, les prévisions font état de - 752 élèves et 0 postes.

Les ouvertures de CP à 12 en REP et de CE1 12 en REP+ consomment avec les décharges de dir. et les ZIL REP+ supplémentaires pas moins de 39 postes !

Le DASEN a donc présenté un projet de 52 fermetures pour finalement reculer, de façon très prévisible) sur une dizaine de situations qui correspondent pour beaucoup aux revendications portées par notre appel.

Depuis la rentrée 2017, nous avons également attaqué le 12 par classe en REP+ en montrant ce qu’il aurait été possible de faire avec toutes et tous ces postes du CP au CM2 en REP+.

Et nous avons refait de même avec les moyens donnés pour la rentrée prochaine.

Bilan :

  • du CP au CM2, ±18 élèves par classe en REP avec les seuls postes de CP REP,
  • du CP au CM2, ±16 élèves par classe en REP+ avec les postes de CP/CE1 REP+.

Démontrer à nos collègues de REP et REP+ que toutes les classes de REP et REP+ pourraient être avec des effectifs vraiment abaissés, voilà un élément mobilisateur !

Le SNUipp-FSU 72 a également été le centre de gravité dans l’intersyndicale 1er degré. Déclaration commune de CTSD et de CDEN avec accord préalable à ces instances de votes unanimes contre les projets de carte scolaire et ensuite d’appel à une journée de grève et de manifestation appelant toutes et tous les enseignant•es à se mettre en grève avec le soutien des écoles.

De nombreuses et très nombreux collègues de REP et REP+ comme des collègues spécialisé•es (RASED, SEGPA, ULIS, EREA !) étaient en grève aujourd’hui et aux côtés de collègues concernées par des fermetures. 20 écoles fermées et plus de 400 grévistes et manifestant•es pour une carte scolaire, c’est vraiment une belle mobilisation. D’autant plus que nous avons réussi, avec la complicité des nos sémillant•es retraité•es, à envahir l’enceinte de la DSDEN (autre vidéo ici) Du bordel sous les fenêtre du CTSD pendant une bonne heure, voilà qui a permis au DASEN de prendre la mesure de la colère !!! Et, malgré la pluie parfois abondante, nous sommes ensuite parti•es en cortège jusqu’à la préfecture où nous avons été reçus par la cheffe de Cabinet du préfet, qui indiqué qu’elle allait faire remonter à Paris le mécontentement… On verra ce que ça donne.

Enfin, le SNU a appelé à une AG qui a réuni pas moins de 80 grévistes.

Au menu :

Des échanges, des actions à venir, des interpellations de parlementaires (député•es et sénateur•trices), des motions pour les 2e conseils d’école de l’année avec des revendications en lien avec notre appel sont en cours d’élaboration.

C’est cette alliance large qu’il nous faut réussir à faire émerger partout !

  • Refuser que les territoires, les écoles et les élèves soient ainsi opposés avec un risque considérable que la droite extrême et l’extrême droite s’y engouffrent et surfent sur une colère bien légitime mais largement instrumentable.
  • Refuser que les postes des uns financent des mesures démagogiques et dispendieuses pour les autres.
  • Refuser que certains n’aient que 12 élèves (et plus souvent 10 ou 11) quand la même école, d’autres collègues aient des classes de 26, 27 voire 28 élèves de cycle 3 en REP + !!!
  • Refuser que la maternelle et l’enseignement spécialisé soit une nouvelle fois les victimes d’une politique d’austérité qui ne dit pas son nom.
  • Dénoncer des fermetures en maternelles pour ouvrir des CP à 8 !!! (une école de REP aura l’an prochain deux classes de 8 quand dans la même commune très populaire, une maternelle fermera une classe !)

Notre déclaration intersyndicale est dispo ici.

La contestation de la carte scolaire ne fait que commencer ! Elle aura des suites en juin puis en septembre. D’ici là, il nous faut entretenir et élargir le mouvement. Une pareille journée appelle des suites du type de ce qui s’est passé pour les EHPAD. Les classes populaires et moyennes sont attaqué•es dans la vie quotidienne, de la maternelle à l’EHPAD en passant par l’université et la santé !!!

Nous allons organiser des interpellations des parlementaires et des conseils municipaux notamment via l’AMRF. Ce niveau d’interpellation peut vraiment mettre en difficulté le gouvernement car le parti présidentiel n’a pas d’assise locale. Du coup, tout le monde devrait être ravi de leur tailler un short !!!

Le jeudi 22 mars, une nuit des écoles à partir des écoles en fermeture.

AFFICHE A3 pour les écoles ICI

AFFICHE A3 HAUTE QUALITÉ ICI

Le samedi 31 mars, nous appelons à une manifestation sur la thématique « On n’est pas des sardines » qui fut fortement médiatisée par l’occupation d’une école au Mans ! Notre objectif est de faire défiler ensemble des parents, des élu•es avec leurs écharpes et des enseignant•es pour continuer de faire entendre notre forte contestation de la carte scolaire.

Nous revendiquons #PasPlusDe20enRural et/ou #PasPlusDe20enMultiNiveaux.

C’est une revendication juste et unifiante entre le rural et l’éducation prioritaire !!! Elle est juste, tant l’enseignement dans les petites communes rurales n’est pas un long fleuve tranquille.

L’enjeu à travers tout cela est bel et bien de rallier massivement les parents à des actions positives et revendicatives pour leurs enfants au côté des enseignant•es

Le SNUipp-FSU se mobilise pour que la taille des classes baisse enfin en France et partout.

 109 639

109 693 c’est le nombre de classes à plus de 25 élèves par classe dans le primaire en France. Au moment où le dévoilement de la carte scolaire pour 2018 montre une fois de plus l’insuffisance des dotations pour faire face aux besoins, il est temps de réclamer pour l’école de réels moyens et de façon équitable sur le territoire. La taille des classes est un des leviers de la réussite scolaire, les études sont formelles et le gouvernement en est conscient puisqu’il a décidé de dédoubler les CP en REP+ . Le SNUipp-FSU, lui, réclame un effort sur l’ensemble des classes du pays : pas plus de 25 élèves par classe et pas plus de 20 en éducation prioritaire.

Depuis une dizaine d’années, le nombre d’élèves par classe en France reste de 23 élèves, bien au-dessus de la moyenne OCDE à 21 et de pays bien classés aux évaluations Pisa comme la Finlande qui compte 19 élèves en moyenne. Pour rattraper cette moyenne il faudrait la création de 13 000 postes classes.

Car la taille des classes a des influences sur les conditions de travail des enseignants et la réussite des élèves. Elle permet plus aisément le travail sur le langage dès la maternelle et jusqu’au cycle 3, le travail de groupes, les manipulations et le suivi de chaque élève. Pascal Bressoux professeur en sciences de l’éducation à l’université de Grenoble Alpes interrogé par Fenêtres sur cours (voir le dossier joint) estime que l’influence de la taille des classes « est d’autant plus forte que les enfants sont jeunes » et il évalue même la réduction à « au moins 5 à 6 le nombre d’élèves/classe pour commencer à en mesurer des effets. »

 Carte scolaire en deçà des besoins

Or, les dotations 2018 sont une fois de plus bien en deçà des besoins. Avec 3 880 postes annoncés, il sera impossible d’assurer le dédoublement prévu en éducation prioritaire : il en faudrait 6 400. Impossible également d’assurer les besoins en remplacement, en « Plus de maîtres » ou encore en Rased. Le risque est grand de mettre en concurrence les écoles, ce qui est inacceptable. De surcroît, les équipes enseignantes qui scolarisent des élèves à besoins éducatifs particuliers ou perturbateurs ne peuvent rester seules et livrées à elles-mêmes. Cette scolarisation ne peut se faire sans les moyens nécessaires (baisse des effectifs, RASED et notamment aide à dominante relationnelle, formation initiale et continue, accompagnement des élèves en situation de handicap par des personnels formés et qualifiés, enseignants spécialisés itinérants…).

 Une campagne nationale

C’est pour cela que le SNUipp-FSU organise une mobilisation nationale : #PasPlusDe25 élèves par classe et pas plus de 20 en éducation prioritaire. Une mobilisation sur toute la période des opérations de carte scolaire dans les départements. Il dépose un préavis national de grève décliné par des alertes sociales dans les départements pour permettre les mobilisations, grève, manifestations, rassemblements… qu’il relayera nationalement. Dans ce cadre il s’adresse aux autres organisations syndicales dans l’objectif d’une expression et d’initiatives communes.

Un temps fort national FSU, le 7 février, permettra d’exiger des moyens pour l’école, de la maternelle à l’université. Enfin, en mars, à l’aide de l’enquête « e-carte scolaire » saisie par les écoles, le SNUipp-FSU dévoilera le nombre de postes à créer pour une école de qualité. Il interpellera le gouvernement avec les parents d’élèves et plus largement la population, pour peser sur les budgets à venir.

Les effectifs ça compte

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