Retour accueil

Vous êtes actuellement : Fenêtre sur cours  


impression envoyer l'article par mail envoyer par mail

Mort annoncée de la fonction publique : on laisse faire ?

jeudi 15 mars 2018

Un document fourni aux organisations syndicales programme la fin de la fonction publique.

Le gouvernement ouvre quatre chantiers intitulés ainsi :

  • Comment définir un nouveau modèle de dialogue social avec un meilleur fonctionnement des instances représentatives et une dynamisation du dialogue social aux niveaux pertinents ?
  • Comment développer le recours au contrat pour mieux répondre aux besoins des employeurs et aux enjeux des territoires en termes d’affectation des personnels ?
  • Comment faire évoluer la politique de rémunération afin de mieux distinguer la sécurisation du pouvoir d’achat, la prise en compte de l’expérience, des responsabilités et des sujétions, ainsi que la performance individuelle et collective ?
  • Comment proposer aux agents un accompagnement renforcé dans leurs transitions professionnelles et dans leurs mobilités ?

Le premier objectif est de regrouper les instances de concertation : moins de réunions, moins de représentants des personnels. Les CAPD ne se réuniraient plus que pour « l’examen des décisions ayant un impact négatif sur la carrière des agents ».

Le deuxième objectif est le déploiement massif des recrutements sous « contrats » : fin de la carrière de fonctionnaire statutaire, fin peut-être même des concours annuels de recrutement...

Le troisième objectif est le salaire au mérite : déjà évoqué, jamais concrétisé, c’est le management anglo-saxon qui s’annonce.
S’y ajoutera certainement le recrutement « local », fait par les « managers » locaux : principaux de collège ? IEN ? IA ?

Le quatrième objectif, c’est le dégraissage de la fonction publique : supprimer des milliers d’emplois ne pourra se faire seulement en embauchant des contractuel·les, il faudra aussi « inciter » aux départs volontaires...

Alors, on laisse faire ... ou on bouge ?

1re étape : créer le rapport de force :

Pour cela il existe différents moyens. Les pétitions, les interpellations publique, les réunions d’information, la manifestation le samedi, les cartes postales, les partages sur facebook… Le seul qui soit véritablement efficace, c’est la grève, c’est à dire assumer de renoncer à son salaire pour dénoncer la situation est nous est faites !

La grève n’est pas une décision facile. Mais le silence et le renoncement, cela a un coût individuel et collectif considérable, car cela montre à celles et ceux qui détiennent le pouvoir qu’ils/elles peuvent faire ce qu’ils/elles veulent.

C’est pour cela que nous vous appelons à prendre la mesure des projets de ce gouvernement qui prend aux étudiant•es (APL), aux personnes en situation de handicap, aux fonctionnaires (gel du point d’indice, recul de augmentations PPCR, hausse CSG) et aux retraité•es (hausse CSG) pour donner aux riches (suppression ISF, CICE, CIR qui représentent à chaque fois des milliards d’euros soustraits à la solidarité.

C’est pour ces raisons que nous appelons l’ensemble des salarié•es à se mettre en grève le 22 mars et à organiser partout où c’est possible des Nuits des écoles. Notre article spécial est ici

Tous les détails du projet ministériel (sous couvert de « concertation ») et le calendrier dans le document en pièce jointe.

PDF - 131.3 ko
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

NOUVELLE ADRESSE : SNUipp-FSU 72, 29 Place d’Alger 72000, Le Mans Tel : 02 43 77 12 26 Fax : 02 43 23 33 73 Email : snuipp72