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Carte scolaire rentrée 2019 - Des fermetures comme s’il en pleuvait !

lundi 14 janvier 2019

Avis de tempête sur la carte scolaire en Sarthe (et ailleurs...) !

Avec un retrait de 10 postes, et une vingtaine d’ouvertures minimum pour dédoubler les CE1 en REP, la carte scolaire en Sarthe s’ouvre avec la nécessité de fermer au minimum 30 classes. A cela s’ajouteront les fermetures qui devront compenser les ouvertures nécessaires, et les éventuelles créations de postes de remplaçant-es. Autrement dit, une hécatombe s’annonce, comme l’an dernier où, dans un premier temps, 42 fermetures étaient annoncées.

Par ailleurs, une convention ruralité a été discutée et mise en œuvre en toute opacité, discussions desquelles les enseignant-es et les parents ont été totalement et volontairement exclu-es. Cette convention instaure la contractualisation au détriment de l’équité et vise à terme à regrouper les élèves dans des pôles scolaires, avec pour conséquence les fermetures d’écoles de villages. Qui plus est, la Dasen a déclaré par voie de presse que la référence aux seuils de fermeture ou d’ouverture sera abandonnée. Les situations seront étudiées, dixit, « au cas par cas ». Fini donc le cadre unique, place aux tractations !

Pour rappel, la rentrée 2018 s’est fort mal déroulée puisque l’administration de l’Éducation Nationale s’est obstinée à nier les besoins du département. Preuve en est le CTSD de septembre 2018 qui a acté 25 mesures une fois la rentrée faite (7 annulations de fermetures, 9 ouvertures pour 2 annulations de d’ouverture et 7 fermetures). A cette situation déjà chaotique s’est ajoutée la mobilisation liée à la réaffectation de titulaires remplaçant-es qui ont finalement presque tous.tes été déplacé -es et remplacé-es par des personnels contractuel.les. Cette gestion de « haute tenue » a permis aux élèves des classes concernées d’avoir jusqu’à 4 « rentrées » en l’espace d’une période.

Faut-il rappeler au Recteur et à la DASEN que la Sarthe n’est pas le Maine et Loire, pas plus que la Mayenne ou la Vendée. Chaque département ayant ses particularités, la comparaison du P/E n’est d’aucune utilité pour appréhender les besoins particuliers de chaque département et l’importante baisse du nombre d’élèves en Sarthe chaque année ne permet pas d’améliorer le nombre d’élèves par classe.

La Sarthe possède une métropole avec des quartiers populaires particulièrement paupérisés. Preuve en est, le nombre d’écoles de REP et REP+, eu égard à la taille de population scolaire de la ville du Mans comme du département. Le reste du département est rural, et est lui aussi caractérisé par le taux de pauvreté le plus important de la Région.

Pourtant, depuis de nombreuses années, cette réalité est niée et les récentes mesures ministérielles donnent le sentiment d’opposer quartiers populaires et zones rurales. Avec les moyens octroyés, l’ensemble des classes élémentaires de REP et REP+ pourrait ne pas dépasser 17 élèves, ce qui serait une mesure bien plus efficace pour améliorer les conditions d’apprentissages de tous.tes les élèves et les conditions de travail de l’ensemble de enseignant.es !
Dans le même temps, comment comprendre que certaines écoles soient contraintes d’organiser des classes de maternelle, de CP, ou d’autres niveaux avec parfois jusqu’à 30 élèves quand des CP/CE1 de REP ou de REP se retrouvent à seulement 8 ou 9 élèves ? La baisse du nombre d’élèves par classe doit être une réalité pour tous.

Le contre-CDEN de juin 2018 a mis en lumière la ferme opposition des différents acteurs de l’école, enseignant.es, parents d’élèves et élu.es. La situation devra-t-elle à nouveau se reproduire cette année ?

Enfin, le SNUipp-FSU 72 tient une nouvelle fois à dénoncer le manque chronique de moyens attribués à l’enseignement spécialisé en Sarthe. Les RASED sont insuffisamment dotés qu’il s’agisse des secteurs ruraux ou des quartiers populaires urbains, nombre de SEGPA ne possèdent même plus de poste de DACS (direction), le nombre de places en ULIS (école et collège) est insuffisant, ce qui conduit l’administration à orienter les élèves en situation de handicap dans les structures relevant de la grande difficulté scolaire.

Le SNUipp-FSU 72 appelle toutes les écoles à remplir l’enquête carte scolaire, à informer les représentant.es élu.es des parents d’élèves afin que les nécessaires mobilisations se mettent sans tarder en place. En effet, il est indispensable de construire le rapport de force pour dénoncer la dotation académique et les moyens insuffisants donnés à l’Éducation Nationale, et obtenir ceux nécessaires à une Ecole de qualité. L’enjeu est bien de mettre en lumière le double discours d’un gouvernement qui parle d’école de la confiance, de priorité au primaire tout en organisant et en accélérant encore les fermetures de classes dans le rural comme dans le péri-urbain et les grandes villes.

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