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Eval CP - Soyons « stratégiques » ensemble !

dimanche 20 janvier 2019

Évaluations. Soyons stratégiques.

Y aurait-il parmi nous quelqu’un qui aurait découvert des éléments nouveaux sur sa classe, sur ses élèves, par le biais de ces évaluations ? Parmi les nombreux retours que nous avons, non.

En revanche les exemples ne manquent pas de collègues qui s’aperçoivent que l’algorithme qui leur a renvoyé les résultats a produit du non sens, des erreurs patentes.

Nous sommes donc une très large majorité à considérer ces évaluations au mieux inefficaces, au pire maltraitantes.

Si la conviction est là, quels obstacles avons-nous à surmonter pour assumer, en cohérence avec notre sens critique, le fait de ne pas faire passer ces tests ?

  • La relation aux parents ? Beaucoup sont réticents. Et la meilleure façon de les convaincre du non fondé de ces outils est de leur proposer de les passer ! Ce n’est donc pas vraiment un obstacle et ça peut même être une aide sérieuse si des parents refusent que leur enfant subissent ces tests.
  • La crainte hiérarchique qui brandit la menace de sanctions ? Que craignons-nous ? Nous ne sommes pas dans la situation des APC où se jouaient 36 jours de salaires retirés pour service non fait. Là, au pire, c’est une journée, comme une journée grève, qui ne touchera que la/le collègue de CP.

La solidarité financière (partage de la somme retirée, entre 60 et 80 €) peut alors s’exercer. Reste sur la collègue concernée le poids d’une AGS. C’est vrai, et ce n’est pas rien. Mais mesurons les enjeux de dépossession de notre métier, de maltraitance des élèves qui sont à la clef.

  • La vraie crainte que nous avons c’est de perdre tout seul.e pour ne rien gagner collectivement. C’est d’être seul.e dans le mouvement. La solidarité est l’enjeu essentiel, qui protège tout le monde et qui permet d’accorder notre libre arbitre, notre conscience, notre dignité, avec nos actes.
    Car, si retirer une journée de salaire à une collègue isolée est un risque réel, la retirer à 50 enseignant.s d’une circonscription n’est pas du même ordre. Le pouvoir est aux abois avec un mouvement social qu’il ne maîtrise pas. Risquer d’enflammer une profession pour refus de faire passer des tests, pour au fond une communication sur une prétendue neuro-pédagogie qui ne leurre personne, ce serait bien dangereux.

Mais c’est vrai, nous n’avons pas ce baromètre de ce que fait l’autre. Les pratiques syndicales se sont un peu perdues, et appeler la section pour la tenir au courant des décisions de l’école n’est plus dans les mœurs.

Aussi, nous proposons à toutes celles et ceux convaincus de la nécessité de ne pas faire passer ces tests, d’attendre au moins la première semaine, jusqu’au 25, sans rien faire. Le 24, toutes les écoles qui auront résisté jusque là téléphonent ou envoient un mail pour dire où elles en sont, et le vendredi nous pourrons communiquer à la profession un état des lieux de la résistance.

La semaine du 28 janvier commencera sur d’autres bases si massivement, les écoles auront entamé la démarche de ne pas faire passer les tests.

En bref, aucune obligation à commencer au début des deux semaines, et même il est utile d’attendre. En fin de première semaine, nous aurons ainsi une vision plus nette de l’investissement réel des écoles.

Nous comptons sur vous pour nous tenir informé.es et être certain.es que le mouvement est solidaire, le seul obstacle réel étant le doute sur cette solidarité.

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