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Déclaration préalable à la CAPD du 2 juillet 2019

mercredi 3 juillet 2019

Déclaration préalable à la CAPD du 2 juillet 2019

Concernant le mouvement version Blanquer

Alors que cette CAPD devait traiter de la phase d’ajustement du mouvement version Jean-Michel Blanquer, nous souhaiterions rappeler ici que pour une première, elle restera dans les mémoires comme un bel exemple de la réalité de ce qu’est l’école de la confiance et de la bienveillance.
Une seconde phase se tenant la dernière semaine de l’année scolaire et finalement reportée. Des écoles dans l’attente de la constitution de postes de TRS, des représentant.es du personnel mis devant le fait accompli puisqu’aucune information sur les affectations de cette seconde phase ne leur a été transmise.

De plus, le nombre d’erreurs qui entachent ce mouvement est à mettre au crédit de ce ministre, qui impose ses vues managériales à toute une profession, dans une logique purement comptable et dans une vénération d’une gestion informatisée. Il est très clair que les personnels ont servi de « béta-testeurs » pour reprendre le vocable disruptif de celles et ceux qui gouvernent la « startup nation ». Il est également très clair qu’il s’agit d’une gestion des enseignant.es totalement déshumanisée, le logiciel imposant ses contraintes.

Malgré les discours enjôleurs d’un ministre clairement autoritaire et déterminé à remettre en cause à la fois, la démocratisation scolaire, la liberté pédagogique, la mise en œuvre de règles claires, transparentes et communes à l’ensemble des enseignant.es, c’est bien l’arbitraire, le fait hiérarchique, les injonctions déconnectées tant du terrain que de la recherche en science de l’éducation qui s’installent au cœur même des métiers de l’enseignement, le mouvement étant son pendant gestionnaire.

Comment expliquer que plusieurs dizaines de personnels se retrouvent en phase d’ajustement sans pouvoir formuler des vœux ?
Où est l’intérêt du service, des personnels et des élèves quand il devient possible d’affecter d’office des personnels dans des secteurs géographiques parfois diamétralement opposés à leur 1er vœu ?
Nous souhaitons rappeler ici que les enseignant.es sont prêt.es à beaucoup d’efforts et de sacrifices, mais qu’elles et ils n’acceptent pas un système déshumanisé, qui porte atteinte à leur santé morale et physique, en leur imposant des distances professionnelles telles, des charges telles, des impréparations telles, qu’ils devraient mettre de côté leur vie familiale pour satisfaire aux exigences d’un ministre hors sol.

Concernant les INEAT-EXEAT

Concernant les INEAT-EXEAT, le SNUipp-FSU tient à dénoncer ici l’absence totale de solutions quant au blocage des permutations informatisées. Une nouvelle fois, les trop rares possibilités de changement de département (permutations puis INEAT-EXEAT) vont faire fi de la situation de personnels qui n’aspirent qu’à une chose légitime : exercer leur travail tout en demeurant auprès, de leurs proches ou du lieu de vie de leur choix. Pour ce genre de situation, le ministère ne semble guère empressé de trouver des solutions au bénéfice des personnels.

Concernant la Hors-classe

Concernant le passage à la hors-classe, le SNUipp-FSU rappelle son exigence : l’ensemble des personnels doivent atteindre l’indice terminal de 1000 points. Cela répondrait à l’indispensable revalorisation salariale que les enseignant.es attendent à juste titre. Rappelons qu’il n’y a nul besoin de la création d’un énième observatoire des salaires, véritable comité Théodule qui ne fera que constater ce que les données publiques indiquent déjà : après 15 ans d’exercice, en 2017, avec 2 637 € brut mensuel, le salaire des PE se situait 33 % en dessous de la moyenne de leurs homologues des onze pays comparables. Le dégel n’aura duré qu’un an. En janvier 2017 le point d’indice a connu une augmentation de 1,2%, après un blocage de six années. Mais en 2018 le gouvernement a de nouveau décidé le gel de la référence indiciaire des agents de la fonction publique. L’annonce de la poursuite du blocage soit à l’ordre du jour du rendez vous salarial du 2 juillet (aujourd’hui) prochain.

Depuis 1998, le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite que les salaires des enseignants de l’école primaire et les cotisations retraite ont connu une augmentation régulière chaque mois de janvier depuis 2010. Aussi, c’est aujourd’hui à plus de 15% qu’est estimée la perte de pouvoir d’achat des PE dans un contexte où l’Insee a constaté une inflation de 2% pour l’année 2018 et l’estime à 1,2% pour l’an prochain.

Pour cette campagne de promotion, le SNUipp-FSU rappelle son exigence que ce soit l’AGS de la carrière qui soit prise en compte et non seulement l’ancienneté dans le grade ! Si le SNUipp-FSU prend acte du départage à égalité de barème de l’AGS complète des personnels, il rappelle que nombre d’enseignant.es ayant exercé comme instituteur.trices risquent fort de partir en retraire sans avoir atteint la hors-classe.

Que dire alors de la création de la classe exceptionnelle, si ce n’est qu’elle est symptomatique d’une vision méritocratique qui ne vise qu’une seule chose. Masquer les inégalités salariales derrière un pseudo mérite qui n’existe pas et qui est contraire à l’idée même de justice et de reconnaissance.

Situation du Sea-Watch

En ce moment des bateaux coulent en Méditerranée, des sauveteurs sont criminalisés et empêchés de sauver.
Carole Rackete, la capitaine allemande du navire Sea Watch, a décidé de forcer le blocus des eaux italiennes pour approcher l’île de Lampedusa et y débarquer les 42 migrant-es bloqué-es à bord depuis quatorze jours. Nous tenons a dénoncer ici l’attitude du gouvernement de M. Salvini qui a empêché le bateau d’accoster mettant ainsi en péril la vie de ces migrant.es. La jeune capitaine et les responsables du Sea-Watch risquent désormais des poursuites pour aide à l’immigration clandestine. L’Europe ne peut accepter cela pas plus que la France, qui se prétend la patrie des droits de l’Homme. Leur responsabilité est de faire respecter les droits de l’Homme. Il est urgent qu’une politique migratoire européenne digne de ce nom soit mise en œuvre. Ne pas le faire revient à accepter cette situation et le rejet de ces migrant.es.
L’attitude des états de l’Union Européenne qui ne s’engagent pas pour faire preuve d’humanité pour des femmes, des hommes et des enfants en détresse est insupportable et indigne. C’est aussi le cas du gouvernement français qui n’a pas proposé d’accueillir le bateau allemand. Il est indispensable que les moyens nécessaires pour répondre à l’accueil des migrant·es, soient mis en place au niveau européen afin de rendre effective la liberté de circulation telle qu’elle est inscrite à l’article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.

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