SNUipp-FSU de la Sarthe
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19 avril 2018 : Les raisons pour se mettre en grève
vendredi, 13 avril 2018
/ Julien Cristofoli

Les infos regroupées :

Les consignes pour faire grève - LIEN DIRECT

Grève du 19 avril 2018 - Lettre aux parents - LIEN DIRECT

19 avril 2018 : Ensemble, pour la convergence de nos luttes ! TRACT INTERSYNDICAL

19 avril 2018 : Les raisons pour se mettre en grève

Parce que le gouvernement mène une politique anti-sociale des plus agressives visant à détruire les fondamentaux de notre modèle social : Code du Travail, Services publics, Emploi, Retraites, Système de santé, Sécurité Sociale...

Parce que, tout en tenant un discours de façade sur le dialogue social, il impose de fait ses choix sans tenir aucun compte des revendications des salarié-es, retraité-es, agent·es de la Fonction Publique qui se sont pourtant à plusieurs reprises massivement mobilisé·es.

Parce qu’il mène sans aucun complexe une politique au service des plus riches au détriment des plus fragiles. CICE, CIR, suppression ISF. Des milliards aux plus riches et aux entreprises sans aucune contre-partie.

Parce que le déchaînement de violence policière auquel nous assistons que ce soit à l’encontre des étudiant-es, ou à Notre Dame des Landes constitue une dérive inquiétante, un pas de plus vers un système répressif visant à étouffer toute contestation et toute résistance du mouvement social à l’ordre libéral et donc à la soumission de l’intérêt général et du bien commun à l’économie de marché.

Parce que le sort réservé aux migrant-es déjà en œuvre, et celui qui le sera si la Loi est votée constitue une honte pour notre pays et une atteinte quotidienne aux droits et à la dignité humaine.

Parce que, de la maternelle à l’Université, le projet de JM. Blanquer vise à démanteler le système éducatif public en instaurant le tri social et la sélection à tous les étages. Pour nous enseignant-es, c’est la dépossession de notre professionnalité, la réduction à un rôle d’éxécutant-e, la soumission aux injonctions de la hiérarchie comme en attestent les toutes dernières parutions au B.O.

Parce qu’avec la privatisation du transport ferroviaire, le gouvernement cherche à la fois à démanteler ce service public emblématique et à briser la résistance des agent·es de la SNCF, symbole de luttes victorieuses antérieures.

Parce que si nous ne mettons pas un coup d’arrêt maintenant à ces contre-réformes, il ne restera rien de ce qui caractérise notre système social. Il est de la responsabilité de tous et toutes de le défendre, et de se battre pour l’améliorer.

Développer la convergence des luttes !

Dans la dernière période, plusieurs secteurs se sont mobilisés massivement à l’image de l’Education Nationale ou du personnel des EHPAD. Au plan local, les mobilisations de ces derniers mois dans les entreprises montrent aussi la voie à suivre.

C’est vrai aussi chez Renault pour les salaires et contre la précarité et dans de nombreuses entreprises du département (Carrefour, MMA...)

Le 15 mars, les retraité-es se sont eux aussi mobilisé-es pour exiger l’augmentation significative du montant des pensions et exprimer leur refus de l’augmentation de la CSG. Le 22 mars, ce sont les agents et les usagers de la Fonction Publique qui étaient par dizaines de milliers dans la rue pour dénoncer les suppressions de postes, le gel des salaires, la dégradation des services rendus au public.

La puissante mobilisation en cours des cheminot•es pour défendre le service public du transport, leurs conditions de travail et leur statut est un cinglant camouflet pour un gouvernement qui veut passer en force en ayant à nouveau recours aux ordonnances, véritable déni de démocratie.

Toutes ces mobilisations portent en elles les questions de l’emploi, de l’avenir des Services Publics des conditions de travail et des salaires. Toutes les générations sont concernées, des jeunes aux retraités.

Nous sommes attaqué•es de la maternité à L’EHPAD

Dans l’Éducation, la mobilisation contre les mesures de carte scolaire dans le 1er degré a permis de déconstruire le discours ministériel, et de pointer les conséquences de sa politique d’austérité. Les annonces récentes de Blanquer sur la grammaire et le vocabulaire, publiées au BO rendent compte de son mépris pour les enseignant·es, et pour la recherche pédagogique. Elles constituent une menace pour notre professionnalité, réduite au simple rôle d’éxécution. Dans le secondaire et les universités, la mobilisation contre la sélection (PARCOURSUP) monte en puissance car elle constitue une rupture majeure vis-à-vis de la démocratisation scolaire. Le sentiment de toute puissance et d’avoir aucun compte à rendre par ce pouvoir se traduit par l’intrusion inacceptable des forces de police et par le recours à une violence qui n’a comme principal but que de museler toute contestation.

Pour discuter et élaborer ensemble les formes de mobilisation qui nous permettront de faire reculer le pouvoir, se tiendra une Assemblée Générale Intersyndicale Education Place des Comtes du Maine, Maison du Citoyen, de 9h à 10h, avant de rejoindre le cortège qui partira de la Place des Jacobins.