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L’université d’automne 2011 - Le témoignage d’un Sarthois

jeudi 24 novembre 2011

Laurent, militant du SNUipp-FSU, raconte son Université d’automne.

C'était quand ?

Cela se passe sur une journée d'école et deux de vacances, du 21 au 23 octobre 2011.

C'était où ?

À Port Leucate dans l'Aude, dans un centre très agréable au bord de la Méditerranée.

Avec qui ?

Chrystelle Chardron de Montabon a covoituré avec moi et des collègues d'Indre et Loire. Mais on était près de 400, il y avait notamment Françoise Leclaire, notre collègue sarthoise qui animait une conférence sur le plurilinguisme ; très intéressante selon l'avis des participants. Je n'ai pu aller l'écouter, en effet, 4 conférences se tiennent en parallèle et comme l'on dit choisir c'est renoncer.

Pourquoi faire ?

Se ressourcer, échanger, croiser différents points de vue, écouter, apprendre, réfléchir avant de réinvestir et surtout mettre de la distance par rapport à son travail quotidien.

Les contenus

Impossible à raconter, des moments qu'il faut vivre avant tout. (un numéro spécial de Fenêtre sur Cours a paru)

Je vous livre tout de même quelques éléments qui m'ont marqué : Rencontre avec Didier Lockwood : on n'a pas entendu de violon, mais son désir de réconcilier le sensé et le sensible a touché beaucoup d'entre nous, ainsi que sa volonté de démontrer qu'il y a une voie entre l'élitisme et le populisme. Il y a aussi les «grands classiques», Serge Boimare, Rémi Brissiaud, François Dubet, des thématiques récurrentes sur les politiques d'évaluation en Europe, la scolarisation des enfants handicapés, la violence à l'école … Mais c'est sur la conférence d'Eirick Prairat que je décide de m'arrêter quelques instants : Il traitait de l'éthique professionnelle et de l'urgente nécessité de s'atteler à l'écriture d'une charte déontologique avant que la judiciarisation de la société, ou que notre employeur ministériel ne nous l'impose. Cette éthique professionnelle doit être portée par les syndicats (ce qui est bien différent d'un «ordre» comme celui des médecins ou des infirmières par exemple). Le corps enseignant est de plus en plus hétérogène, habitus différents, références différentes, les usagers font de plus en plus souvent appel au droit pour arbitrer des conflits : une déontologie s'impose qui doit être à l'initiative des professionnels eux-mêmes, une sorte d'auto-régulation, des points de repères dans des contextes qui ne vont pas de soi. Aujourd'hui, ce sont les chefs d'établissement qui sont demandeurs d'une charte déontologique (le code «soleil» étant largement dépassé). Les écoles privées se disent aussi très intéressées par la question, alors n'attendons plus pour définir nous-mêmes notre éthique professionnelle. A l'heure où des chantiers s'ouvrent sur la question de comment repenser notre métier d'enseignant, cette réflexion sur notre éthique professionnelle y trouvera certainement toute sa place.

Quelques regrets

L'organisation sous forme de conférences laisse très, très peu de place aux discussions, des méthodes d'éducation active inspirées de l'Education Nouvelle contribueraient à des échanges plus nourris, à des confrontations plus intéressantes. (Peut être est-ce le contraste avec ce que j'ai vécu ensuite au regroupement national Ecole des CEMEA, dont je pourrais me faire l'écho ultérieurement, qui me fait dire cela.) Des thématiques moins consensuelles en apparence seraient également les bienvenues, on pourrait causer de « gros mots » qui fâchent comme l'autonomie des établissements, les temps de présence et de travail des enseignants ! Finalement, de bons moments, des chercheurs et intervenants de qualité ! Cela peut réconcilier avec le SNUipp-FSU, ceux qui pensent que le syndicat se préoccupe avant tout de la carte scolaire et des élections professionnelles. Car comme me le rappelait judicieusement Catherine, c'est dans l'essence même du SNUipp-FSU de réfléchir pédagogiquement à l'organisation de l'école, de la classe. Cela constituait dès sa création un des trois axes avec l'aspect délégation du personnel et l'aspect politique, revendicatif. On peut à la fois demander plus de moyens pour l'école, mais aussi s'interroger sur comment améliorer au quotidien la réussite de nos élèves, le travail des enseignants et faire ainsi œuvre citoyenne.

Alors l'an prochain, soyons plus nombreux ! Je me ferai un plaisir de vous y accompagner !

Les vidéos de l’Université d’été...

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