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Compte-rendu du Groupe de Travail Enseignant-es spécialisé-es E du 8 mars 2012

dimanche 11 mars 2012

Les représentant-es des personnels et des membres du collectif RASED ont rencontré le DA jeudi dernier pour discuter des modalités d’affectation sur les postes d’enseignant-es spécialisé-es E.

Étaient présents : Le directeur académique, l’adjoint du directeur académique, l’IEN-ASH
Pierrick Samson, Nadège Bourdais, Gwénaël Le Guevel, Bruno Brochard, Florence Lahaye, Sylvie Quesne, Éric Stauch, Claude Bourse, Élisabeth Verdon, Valérie Lorieux, Michel Oger.

Préambule : Nous avons rappelé au DA que notre présence à ce groupe de travail n’était nullement une adhésion au projet imposé que nous continuons de trouver néfaste. Nous continuerons à agir pour défendre les RASED dans leur fonctionnement actuel, en référence aux missions définies par les textes et pour un retour à la situation actuelle.

Comme décidé lors des réunions du collectif, nous avons discuté des points suivants :

1. Un mouvement totalement transparent qui s’appuie sur les règles habituelles en vigueur et non sur des bidouillages et des arrangements, dans une gestion des cas individuels par les IEN, à l’interne des circonscriptions.

2. Des postes clairement identifiés tant pour les postes mi-temps classe que les mi-temps E, clairement affichés comme rattachés au RASED.

3. Une bonification de points pour fermeture de poste car ces enseignant-es subissent un préjudice.

4. Le droit d’exercer à temps partiel.

Mouvement et identification des postes

Le DA rappelle que comme indiqué dans les règles du mouvement, toute personne frappée d’une mesure de carte scolaire doit participer au mouvement. Tous les enseignant-es E devront donc y participer.
Nous ne sommes pas arrivés pour le moment à un accord sur cette participation.
Le DA persiste dans sa volonté de faire paraître d’abord des postes circonscription d’enseignant-es spécialisé-es , puis dans un second temps de nommer les collègues sur le poste. L’objectif serait de « favoriser la continuité » selon lui. Chacun aurait vocation à retrouver son secteur d’intervention (ou tout du moins une partie) car il a la connaissance des équipes, des personnels, du terrain, des écoles etc. Pour le DA faire paraître les postes, sous leur forme définitive, c’est prendre le risque d’une déstabilisation des équipes (les postes pouvant être pris par d’autres collègues E d’une autre circonscription. Nous lui avons opposé différents éléments :

– 1) sur la notion de continuité : puisque les secteurs d’intervention ne seront pas les mêmes que cette année, ni pour les PEME à 50%, ni pour les PEME itinérant à 100% qui devront couvrir des écoles qui ne se trouvent pas dans les secteurs de collège des postes E 50%, cette continuité est de fait interrompue.

– 2) sur la transparence dans la parution des postes : celle-ci n’empêche pas de maintenir cette « continuité », il suffit de mettre d’accorder une priorité absolue au collègue travaillant sur le secteur concerné.

– 3) sur « l’attractivité » des postes PEME : nous avons souligné que plus la définition des postes des maitres E serait floue, moins les collègues concerné-es auraient envie de rester sur ces postes.

– 4) sur la question du droit à muter : certains collègues, dans un contexte identique à celui des années passées pourraient vouloir changer de circonscription, ce qui leur serait de fait interdit.

Pour le DA, les postes sont supprimés et recréés en postes déchargés à mi-temps ou à temps complet. Il y a suffisamment de postes pour que chacun puisse trouver un poste E, puisque il y a 58 réouvertures. « Le mouvement sera transparent avec une certaine proximité ». Nous avons réitéré notre opposition totale à cette dérèglementation, et à la mise en œuvre de bidouillages et d’arrangements tout à fait opaques.
Selon l’administration, les collègues devraient postuler sur la circonscription de leur poste d’origine suite à quoi, les IEN répartiraient après concertation avec les personnels concernés l’ensemble des postes.
Nous avons mis en avant le fait que les collègues souhaitent que le mouvement soit départemental, avec une priorité sur le poste s’apparentant le plus à celui d’origine. L’ancienneté doit être prépondérante sur les autres postes demandés en application des règles du mouvement.

Identification des postes

L’administration a ensuite apporté quelques précisions sur le contenu des postes 50/50 :
L’école de rattachement sera l’école dans laquelle le PEME fait CLASSE ordinaire. Dans les secteurs ECLAIR, les PEME n’interviendraient pas comme enseignant-es spécialisé-es auprès des élèves en difficultés dans l’école où ils ou elles enseignent comme enseignant-e ordinaire. Nous demandons à ce que ce soit le cas pour chaque poste de PEME comme l’exigent les collègues. C’est ne pas avoir compris la spécificité du métier que de ne pas généraliser ce fonctionnement. Les collègues E présent-es lors du GT ont expliqué en quoi consistent leur travail, arguant que ces échanges auraient dû avoir lieu avant toute prise de décisions concernant la politique ASH du département. L’absence d’une véritable concertation ainsi que la méconnaissance des pratiques du terrain ont été évidentes lors de ce GT.

1. Le mi-temps E se fera sur le secteur des écoles du collège. « Un travail sera toujours possible avec les antennes Rased qui sont maintenues » A nos questions sur la forme, et le moment où ce travail pourra se faire, il nous a été répondu qu’il serait « à définir avec les pilotes ». (même si Il est à noter par ailleurs que ces antennes risquent d’être réorganisées autour des écoles du socle secteur du collège. Le DA reconnaît la nécessité de la coordination du travail en réseau, de la place de la synthèse, il prétend « porter un intérêt à l’intervention directe des E auprès des élèves, en classe ou hors classe. Ces éléments donneront lieu à une discussion pour envisager comment vont s’opérer ces changements ».
Il reconnaît avoir commis une erreur en utilisant dans ses courriers la terminologie d’enseignant en éducation pour parler des enseignant-es en adaptation.

2. Positionnement des postes classe : ils pourront être placés sur des décharges de direction, des compléments de temps partiels, des postes qui se libèrent dans une école …

3. Les moyens alloués au remboursement des frais de déplacement devraient diminuer. Mais comme les déplacements devraient diminuer …... Soyons rassurés . Pas si sûr….

Les points de bonification

Il ne devrait pas y avoir de points de bonification ou de compensation. En effet le DA part du principe que les points de bonification servent à permettre aux collègues de retrouver un poste similaire à celui perdu . Dans ce cas, les postes de PEME, permettent aux collègues d’exercer la fonction liée à leur spécialisation il n’y a donc aucun besoin de donner des points de bonification. « Je ne fais pas de suppression de postes pure et simple puisque je recrée 58 postes. Il y aura plus de postes PEME que de collèges en Sarthe qui reste le département le mieux équipé ».
Bien entendu, nous faisons valoir que les collègues subissent un préjudice dans cette situation et doivent bénéficier de bonification de points dans le cadre de la fermeture de leur poste.

Les temps partiels

Nous avons défendu l’idée que le maître E pouvait très bien être dans l’aide E sur deux jours et que le troisième jour, il soit sur une décharge de direction ou un complément d’une seule journée d’un temps partiel. Permettre aux collègues de travailler à temps partiel est aussi un moyen de permettre la continuité dans les circonscriptions. Rien ne justifie de priver de ce droit les collègues qui souhaitent travailler à temps partiel. Il semblerait que l’on puisse être entendu sur ce point. Le DA pense cependant que le travail en classe ordinaire à mi-temps pour un-e enseignant-es E renforce ses compétences dans la fonction,.... Les représentations sur la fonction sont décidément bien erronées du coté de l’administration, le prisme d’une lecture uniquement gestionnaire gêne la clairvoyance et la compréhension des subtilités concernant constitutives de l’exercice du travail en adaptation auprès des élèves en difficultés.

Aucune réponse définitive n’a été donnée par le DA lors de ce groupe de travail, mais il s’est engagé à les fournir lors de la CAPD qui se réunira le 15 mars.

En fin de réunion :

➢ Nous avons rappelé que le nombre de postes G était insuffisant dans notre département et avons demandé l’ouverture de départs en formation option G.

➢ Le DA propose de travailler et d’aider à l’accompagnement du changement de posture professionnelle pour les maîtres E. « Je ne veux pas prendre une mesure agressive à l’encontre des E » (pas d’état d’âme cependant et on le sait.... le 20 janvier 2012 marquera fortement la carrière des collègues spécialisé-es du département), « On doit être en capacité de les accompagner, je veux assurer une continuité du service (nouveau leitmotiv pour ce projet PEME, qu’on se le dise, l’aide massée n’est plus à la mode cette année !!) ».
➢ Le DA va proposer plusieurs « alternatives possibles pour les postes E ». Un document sera adressé aux instances syndicales afin d’être discuté avant la CAPD du 15 mars.
➢ L’offre d’emploi concernant un poste E pour Champagné n’est pas un recrutement Éducation Nationale. (ITEP ? Enseignement privé ?)

Afin d’échanger une suite à ce groupe de travail et avant la CAPD du jeudi 15 mars
Afin d’envisager les futures RDV pour agir pour le maintien des RASED

Réunion du collectif mercredi 14 mars
à la maison des associations de 14h30 à 17h

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