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CAPD du 3 avril 2012 : La déclaration du SNUipp-FSU

jeudi 5 avril 2012

Avant que ne débute la CAPD traitant des priorités médicales, allègements de de service..., le SNUipp-FSU a fait la déclaration suivante.

Déclaration du SNUipp-FSU – CAPD du 3 avril 2012

Avant que ne s’ouvre cette CAPD qui va traiter des demandes d’allègement de service ainsi que des priorités médicales, nous tenons à rappeler et dénoncer le peu de cas que l’administration fait de la situation de nos collègues en difficulté. Pour preuve, les résultats de la commission académique-postes adaptés qui s’est réunie le 22 mars : au niveau académique, sur 78 dossiers déposés, seulement 37 ont obtenu une réponse favorable. Dans la Sarthe, sur les 8 collègues qui avaient fait une demande, un seul collègue a obtenu un poste adapté courte durée et un autre a été placé sur liste d’attente. Nous avons dénoncé l’argument utilisé par l’administration selon lequel le refus était motivé par une absence de projet professionnel, alors que ces enseignant-es sont confrontés à des difficultés présentes qui ne favorisent guère ce genre de projection. C’est justement l’objectif de ces postes que de permettre de reprendre pied dans une activité, et d’envisager éventuellement un changement de parcours professionnel. Il faut par ailleurs bien dire que les possibilités de reconversion restent très marginales. Nous souhaitons donc qu’aujourd’hui des aménagements soient proposés aux enseignant-es qui ont vu leur demande rejetée précédemment.

Nous souhaitons par ailleurs dénoncer la dérive autoritariste qui semble caractériser aujourd’hui les relations qu’entretient la hiérarchie avec la profession. Il est totalement insupportable que nos collègues subissent des intimidations et des pressions de leurs IEN lorsqu’aux côtés des parents, des élus, ils s’engagent contre la fermeture ou pour l’ouverture d’une classe dans leur école. Cela ne justifie aucunement les injonctions prononcées au nom de l’obligation de réserve. Nous tenons à le rappeler, ils n’y sont pas soumis. L’obligation de réserve ne figure pas dans le statut général des agents de la fonction publique et dans aucun statut particulier de fonctionnaire, sinon celui des membres du Conseil d’Etat qui invite chaque membre à « la réserve que lui imposent ses fonctions ». Ce n’est pas nous qui le disons mais Anicet Lepors, ancien ministre de la fonction publique et auteur rédacteur du statut actuel des 3 fonctions publiques.

Dans un autre registre, la semaine dernière, des menaces de sanction financière ont été faites à des collègues de plusieurs écoles qui avaient décidé de suspendre l’aide personnalisée, pendant deux semaines, afin de faire un bilan de cette dernière, et d’examiner les conséquences des mesures de fermeture des postes d’enseignant-es spécialisé-es E sur la prise en charge de leurs élèves en difficultés. Suspendre, cela signifie reporter, différer. Certes, ils n’ont pas demandé d’ autorisation pour modifier l’organisation de l’aide personnalisée au sein de leur école, mais ils agissent néanmoins dans le respect de la circulaire ministérielle du 5-6-2008. qui précise que les 60 heures sont annualisées et qu’elles doivent être consacrées à la fois à l’aide auprès des élèves et au temps proportionné d’organisation. En l’absence de toute publication, de toute étude-bilan sur ce dispositif, dans une institution pourtant soumise à un nouveau mode de management basé sur l’évaluation, peut-on leur reprocher de tenter à l’échelle de leur école, d’établir un bilan avec les collègues, avec les membres du RASED, avec les parents, afin de faire le point sur le traitement de la difficulté scolaire. L’argument utilisé par les IEN selon lequel leur autorisation est obligatoire pour modifier le calendrier de l‘aide personnalisée ne trompe personne : c’est bien d’une pression qu’il s’agit, destinée à empêcher l’expression du désaveu par la profession de ce dispositif, dont on cherche à faire croire qu’il est en mesure de remplacer l’aide spécialisée. Alors que des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer cette supercherie, le recours au seul autoritarisme prouve bien la faiblesse de l’argumentation de la hiérarchie. Dans d’autres départements, à l’appel du SNUipp-FSU, des collègues ont adopté la même démarche. En Gironde notamment, où plus de 50 écoles ont suspendu l’AP auprès des élèves, le Directeur académique a d’ailleurs informé les représentants des personnels qu’il n’y aurait pas de sanction et ce malgré les menaces brandies dans les circonscriptions... Comme quoi, dans certains départements, on sait parfois être à l’écoute plutôt que de faire preuve d’autoritarisme... Nous invitons les reponsables de l’Education Nationale à lire la lettre ouverte de Raymond Bénévent, que l’on peut trouver sur notre site, et à se demander jusqu’où ils sont prêts à aller dans la caution que leur attitude apporte au processus de destruction de l’Ecole. 
Et quand il ne s’agit pas d’autoritarisme, c’est le clientélisme et le contournement des règles que l’on met en œuvre. Comment qualifier autrement les discours tenus à certain-es de nos collègues, pour justifier des modifications de carte scolaire faites en toute opacité, sans concertation et avec une urgence que rien ne justifie ? Non, il n’est pas possible d’obtenir « à coup sûr » une direction, pas plus que de muter automatiquement dans une école ou d’obtenir un niveau plus qu’un autre. Agir ainsi, c’est mettre en péril le fonctionnement des équipes, risquer de générer des conflits, des sentiments d’injustice. Enfin, c’est contourner le paritarisme, et le rôle des représentant-es des personnels, garant-es du respect des règles dont nous avons déjà dit à maintes reprises qu’elles étaient indispensables au bon fonctionnement du service.

Enfin, nous souhaitons avoir des explications, Monsieur le directeur académique, sur le sens du message envoyé par Monsieur l’Inspecteur académique adjoint aux directeur-trices de ce département pour participer au jury de CAP petite enfance de stagiaires issu-s du lycée dont il n’est pas précisé qu’il s’agit d’ un établissement confessionnel ? Il leur est d’ailleurs précisé que ce temps devrait être pris sur leur temps de décharge… Cette demande est totalement irrecevable, au nom du principe de laïcité, et nous demandons qu’un démenti officiel soit apporté à ce courrier.

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