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Déclaration de CAPD du 19 février 2013

mardi 19 février 2013

À l’occasion de cette CAPD où nous allons discuter des règles du mouvement des personnels, le SNUipp-FSU tient à réaffirmer son attachement à la transparence et à la clarté des règles régissant les conditions de nomination des enseignant-es qui doivent recevoir l’assurance d’être traité-es de manière équitable. Cela conditionne l’instauration d’une relation de confiance entre les personnels et leur administration, indispensable au bon fonctionnement du service public d’éducation.

Cela suppose que le respect de leurs souhaits soit effectif, tout en respectant le principe de l’intérêt du service. Or, d’après le document préparatoire que vous nous avez transmis, et dont nous avons déjà discuté lors du groupe de travail du 18 février, vous voulez, Monsieur le Directeur académique imposer à l’ensemble des collègues devant participer au mouvement l’obligation de faire un voire plusieurs vœux zones, ceci afin de nommer le maximum de personnes dès la première phase. Ces vœux zones serviraient de base pour les affectations d’office qui auraient lieu après le premier mouvement. Le SNUipp-FSU s’oppose fermement à cette manière de faire totalement irrespectueuse des personnels, et de ce fait contre-productive, et nuisible à l’intérêt du service.

Pour qu’un-e enseignant-e s’investisse dans les meilleures conditions dans son travail, il est indispensable qu’il ait la certitude que le poste qu’il a obtenu l’a été sur des critères objectifs, et dans la mesure du possible choisi (en fonction de la connaissance que le collègue a de l’école, du niveau où il est susceptible d’enseigner, de la proximité de son domicile...). La frustration et le mécontement engendrés par une nomination sur un vœu zone ne sont pas de nature à favoriser un investissement optimal. La stabilité des équipes demeure un objectif louable, pour autant elle ne peut s’organiser de manière autoritaire et sous la contrainte. Dans un contexte déjà lourd du fait de modifications des conditions de travail insatisfaisantes pour les élèves et les enseignant-es, faire un pas de plus vers ce qui sera vécu comme une régression en terme de droit, risque fort d’être interprété par nos collègues ,comme une nouvelle provocation de votre part !!!

Cela instaurerait de fait une inéquité entre les collègues à faible barème, qui seraient ainsi nommés à titre définitif sur un poste qu’ils ou elles n’auraient pas choisi et des collègues à très faible barème qui se verraient proposer ensuite, des rompus de temps partiels parfois plus attractifs du fait de leur situation géographique. Cela est contraire aux règles qui régissent la nommination des personnels dans le cadre de la fonction publique.

En conséquence, nous vous demandons de lever l’obligation de postuler sur un vœu zone en première phase, et de rétablir une phase d’ajustement avec vœux. Si les effectifs des services sont désormais insuffisants pour mettre en œuvre une telle organisation, il n’est pas normal que les personnels en subissent les conséquences. Il est de votre responsabilité de demander les postes nécessaires.

Nous tenons à réaffirmer notre opposition totale au maintien des postes ME-PE. Il est d’ailleurs symptomatique que nous devions statuer aujourd’hui sur des règles de nominations sur des postes particuliers alors que le CTSD n’a pas encore été réuni. Les discussions sur l’opportunité ou non de maintenir de tels postes n’ont pas encore eu lieu dans les instances consultatives. Vous savez que ces postes ne permettent pas aux collègues qui y exercent de travailler de manière efficiente, ni dans la classe, ni comme maître E. La soufrance professionnelle générée par cette situation vous a été exposée dans des courriers de collègues, ne laissant aucune ambiguité. Faire comme si de rien n’était n’est pas digne d’un responsable de l’Education Nationale. Nulle part ailleurs ce type de poste n’existe, pourquoi vous obstinez-vous à maintenir ce dispositif incongru ? Lors du CTSD du 23 février, le SNUipp réaffirmera son exigence de rétablissement de l’ensemble des postes dans leur configuration précédente.

Enfin, la maintien d’un nombre conséquent de postes spécifiques, notamment ceux étiquettés « à exigence particulière » est une technique de management dont l’objectif principal est de mettre les personnels en concurrence et non pas d’améliorer le système scolaire. Nous l’avons dénoncé auparavant, nous continuons à le faire et vous demandons de revenir à une gestion transparente et équitable pour l’ensemble des postes proposés au mouvement.

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