Retour accueil

Vous êtes actuellement : Carriere   / Archives CAPD  


fontsizeup fontsizedown {id_article} impression envoyer l'article par mail envoyer par mail

CAPD du 28 janvier 2014 : la déclaration du SNUipp-FSU 72

mardi 28 janvier 2014

Le SNUipp-FSU 72 a fait une déclaration préalable en ouverture de la CAPD.

Nous souhaitons aborder en tout premier lieu la question de la formation initiale qui est posée actuellement par les étudiants de l’ESPE. Si nous n’attendons pas de l’inspection qu’elles répondent à l’ensemble des problématiques, il est important que vous ayez conscience de la justesse de leurs revendications et de la légitimité de la mobilisation. Le SNUIPP-FSU s’y associe pleinement.

Cette première CAPD de l’année 2014 s’ouvre alors que vient d’être connue la dotation attribuée à la Sarthe pour la rentrée 2014 : 1 poste pour une baisse attendue d’une centaine d’élèves. C’est peu dire que cette annonce a fait l’effet d’une douche froide dans les écoles du département. Un peu plus tôt, on apprenait le report à l’après élections municipales du calendrier de la carte scolaire. D’une part, on voit bien que pour notre département, la priorité au primaire, ce n’est pas pour demain, d’autre part, on peut sérieusement être inquiets quant aux mesures de carte scolaire qui seront prononcées en avril. En effet, comment répondre à la demande du Ministère de poursuivre la scolarisation des moins de 3 ans, de nommer de nouveaux maîtres de plus, d’améliorer les conditions du remplacement , comment reconstituer les RASED (des postes E entiers, des postes G), ouvrir des classes spécialisées afin que chaque orientation CDO ou notification MDPH puisse être honorée, comment répondre à l’ensemble de ces urgences avec la dotation inacceptable d’un SEUL et unique poste ? Serait-il prévu de fermer massivement par ailleurs ?

Face à cette situation, la délégation FSU a boycotté le CTA prévu le 14 janvier, pour protester contre l’insuffisance de la dotation académique vis-à-vis des besoins constatés dans les départements. Le SNUipp-FSU s’est également adressé au Ministère pour demander que les mesures de carte scolaire ne soient pas reportées. En effet cette manœuvre politique a pour unique but de ne pas perturber la campagne électorale en annonçant des mesures qui pourraient fâcher. Il est fort dommageable que les mêmes procédés se répètent... Notre démocratie n’a rien à gagner dès lors qu’elle se dérobe à la controverse. Le refus du Ministère à la demande formulée par le SNUipp-FSU a également pour conséquence que la carte scolaire se tiendra quasiment en même temps que le mouvement des enseignant-es, avec les difficultés que cela va impliquer à la fois pour les services, et pour nos collègues qui devront faire leurs demandes de postes dans un laps de temps très court.

En Sarthe, la situation du remplacement est désastreuse. Au quotidien, les écoles doivent gérer la pénurie en surchargeant les classes, ou en demandant aux parents de garder les enfants. Les situations de non-remplacement durant une semaine ou plus sont fréquentes, perturbant le fonctionnement des classes nuisant à la continuité des apprentissages, et provoquant le mécontentement des familles. La nécessité qu’une dotation conséquente permettant de pallier ce problème l’an prochain n’a malheureusement pas été actée. C’est pourquoi le SNUipp-FSU rappelle sa consigne aux collègues de signifier aux parents leur impossibilité de prendre en charge les élèves au-delà d’une journée non remplacée. C’est à l’Education Nationale de se donner les moyens d’assurer la continuité du service public dans des conditions d’enseignement normales.

Alors que plus d’une trentaine de postes de TR sont affectés sur des postes vacants, il devient impératif que nous puissions avoir une vision précise de la situation départementale, afin d’évaluer précisément les besoins mis en évidence par la situation actuellement très dégradée. Vous vous étiez engagé, Monsieur le Directeur académique, à nous transmettre la balance des postes et emplois dans les meilleurs délais. Depuis l’audience que vous nous avez accordée en octobre, nous sommes toujours dans l’expectative, malgré plusieurs courriers de relance. La transparence que vous avez annoncée doit maintenant être mise en acte. Nous renouvelons donc expressément notre demande à savoir que de nouveaux documents mis à jour suite à nos remarques nous soient fournis rapidement.

Nous sommes également très inquiets sur l’effet qu’aura la faible dotation sur les départs en stage CAPA-SH, sur la reconstitution de postes E entiers par l’abandon du dispositif ME-PE et sur les départs en stage DEPS et DDEEAS à l’ODJ de cette CAPD. Nous aurons l’occasion d’évoquer les premiers lors de l’audience cet après midi mais rappelons à nouveau dans cette déclaration les promesses électorales du gouvernement actuel de reconstituer les RASED. Le dernier rapport sur la grande difficulté scolaire confirme le besoin d’aborder sérieusement cette question incontournable pour un avenir meilleur pour l’école. Aujourd’hui, dans le département, nous manquons de postes de direction de SEGPA depuis trop longtemps. Ces postes nécessitent de par leurs missions une formation de qualité. Il est donc indispensable de proposer un nombre de départs en stage à la hauteur des postes actuels vacants et de ceux à venir. Il en va de même pour les postes de psychologues qui chaque année ont une charge de travail qui augmente sans pour autant voir diminuer leur secteur d’intervention. Bien au contraire, ce dernier a considérablement augmenté pour certains psychologues puisque que la vacance d’un poste , faute d’anticipation de départ en DEPS, a entraîné une répartition du secteur non pourvu vers d’autres collègues. Un RASED se trouve ainsi à travailler par intermittence avec 3 psychologues qui ne peuvent plus remplir correctement l’ensemble de leurs missions , fait aggravé par l’exercice en secteur rural. A l’heure où l’externalisation de la difficulté scolaire se développe (vers le médical ou paramédical), il apparaît indispensable de proposer un nombre suffisant de départs en stage, DDEAS et DEPS pour ce qu’il en est de la CAPD d’aujourd’hui.
Nous n’avons pas reçu le projet de circulaire « temps partiels » qui figure pourtant à l’ordre du jour de cette CAPD. Nous regrettons de ne pas avoir pu analyser auparavant les propositions qui vont être faites. La réforme des rythmes devrait être généralisée l’an prochain. Sa mise en œuvre à marche forcée, la rédaction même du décret, ont amené les communes et les écoles à proposer des emplois du temps et des organisations très diverses. Les modalités d’exercice du travail à temps partiel risquent donc d’être particulièrement complexes à mettre en œuvre, du fait de l’absence d’un cadrage national ou départemental. Le SNUipp-FSU attaché au droit des personnels, n’acceptera pas que les difficultés d’organisation inhérente à une réforme dont nous dénonçons les modalités de mise en œuvre, conduise à restreindre le droit au temps partiel.

Le nombre important de candidatures aux permutations inter-départementales montre que le problème reste toujours entier. Pour de nombreux-ses collègues, les situations personnelles liées à l’éloignement de leur famille nuisent aux conditions et à l’exercice de leur travail , à leur état de santé, à leur vie privée. Le SNUipp-FSU est intervenu auprès du Ministère pour que des solutions soient mises en œuvre afin de faciliter les mutations. Les réponses apportées jusqu’alors restent insatisfaisantes. Il est pourtant indispensable que des solutions soient trouvées pour prendre en compte des situations personnelles souvent douloureuses voire dramatiques .

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

ADRESSE : SNUipp-FSU 72, 29 Place d’Alger 72000, Le Mans Tel : 02 43 77 12 26 Fax : 02 43 23 33 73 Email : snuipp72