Retour accueil

Vous êtes actuellement : Carriere   / Mouvement départemental  


fontsizeup fontsizedown {id_article} impression envoyer l'article par mail envoyer par mail

Déclaration du SNUipp-FSU CAPD du 10 juin 2014

mardi 10 juin 2014

Les années se suivent mais ne se ressemblent... pas toujours ! Ainsi les commissaires paritaires du SNUipp-FSU constatent que les documents préparatoires à cette CAPD et au groupe de travail nous ont été transmis dans les délais impartis ; qui plus est sous la forme que nous souhaitions afin de permettre un travail de vérification efficace. Nous remercions donc à ce titre, le personnel de la DIPER et l’administration dans son entier, pour les consignes qui ont été données, afin de faciliter ces transmissions entre la délégation du personnel et les services.

Néanmoins, les opérations de mouvement qui suivent celles de la carte scolaire se déroulent cette année très tardivement, dans le cadre d’un calendrier modifié pour des raisons électorales. Forcément, le service public et le service public d’éducation notamment, vont mal lorsque la seule ambition réellement mise en œuvre, consiste à réduire les dépenses et donc le champ d’action. Lorsque l’organisation et le fonctionnement de ce service sont guidés par des choix politiciens cela ne fait que renforcer le sentiment de défiance déjà largement partagé.
Ainsi le mouvement des personnels 2014 plutôt que d’être marqué par une orientation ou des choix départementaux, dans le but d’améliorer son fonctionnement, est largement influencé par des décisions extérieures :

  • recul (et de fait accélération) du calendrier d’une part,
  • et deuxième fait marquant, prégnance d’un fonctionnement académique dans le cadre de la fameuse RGPP, contestée sous l’ère Sarkozy par ces mêmes ministres qui défendent aujourd’hui sa digne héritière la MAP (modernisation de l’action publique). Nous pouvons citer à ce titre, la gestion des postes des futur-es retraité-es annoncés vacants, puis quelques heures avant la fermeture du serveur « susceptibles d’être vacants », sans que la direction des services départementaux soit informée de manière précise, des causes et des conséquences de cette décision. C’est la vigilance des personnels qui ont alerté le SNUipp-FSU et les informations que nous avons pu recueillir auprès de nos partenaires académiques, qui ont permis de comprendre les raisons de cette disposition et ensuite d’en limiter les effets, mais au prix d’un travail supplémentaire pour la DIPER.

Nous constatons avec satisfaction, que les postes spécifiques et notamment les postes à vigilance particulière ont cessé de se développer cette année et que dans la majorité des situations c’est le barème qui a été retenu.
Il n’en reste pas moins que deux situations sont de notre point de vue inacceptables.
Un-e collègue a ainsi été écarté-e d’un poste spécifique alors qu’objectivement, son environnement professionnel actuel lui permet d’avoir une connaissance du public concerné et des dispositifs existants. Nous le répétons, pour le SNUipp-FSU, c’est dans l’exercice de la mission que les collègues développent des compétences nouvelles et c’est aussi le rôle de la formation continue que de le permettre. L’entretien non directif devant un jury revêt une dimension subjective fortement contestable.
De plus, nous avons déjà parfois mis en doute l’honnêteté de la démarche du jury, lorsque visiblement l’entretien avait eu pour but d’écarter une personne ou d’en placer une autre. Nous le refaisons cette année pour un-e candidat-e dont le parcours professionnel au sein de l’Education nationale est riche et varié. Jamais remis en cause par l’institution, ses rapports d’inspection l’attestent et notamment le dernier signé de votre main M. Le directeur académique, en Janvier 2014. Cette personne vient de recevoir deux avis défavorables pour deux missions spécifiques différentes en rapport étroit avec celles qu’il/elle a récemment exercées. Où est la logique dans tout cela ? L’insitution a forcément failli à sa tâche à un moment ou à un autre.
Le faible nombre de candidat-es pour les différents postes spécifiques, voire l’absence de candidat-es pour certains d’entre eux tendent à montrer que l’ensemble des personnels rejettent cette démarche qui agit au final comme un repoussoir. C’est ainsi que nous nous retrouvons à la seconde phase avec 5 directions vacantes en éducation prioritaire, ce qui n’était pas le cas l’année dernière (pour mémoire une seule était vacante, parce que le directeur qui demandait un temps partiel avait dû participer au mouvement).

Globalement, concernant la direction, il reste encore cette année une vingtaine de postes vacants, tous secteurs confondus, preuve que cette fonction demeure de plus en plus lourde à assumer et que les propositions faites dans le cadre du « chantier direction » sont largement insuffisantes et ne sont pas en mesure de rendre ces postes attractifs. L’annonce faite vendredi dernier sur le non renouvellement des contrats CUI pour les missions d’aide administrative ne va pas rassurer loin de là ! Connaissant votre attachement aux textes qui régissent le fonctionnement de chaque instance, nous n’aborderons pas aujourd’hui la question sous l’angles des EVS qui sont pourtant les premier-es concerné-es mais nous vous demandons à être reçus au plus vite sur ce sujet car il n’est pas acceptable de notre point de vue que l’institution se serve puis abandonne ces collègues, sans que l’accompagnement de ces personnels dans une démarche de réinsertion soit réelle et effective !

Autre point noir qui caractérise ce mouvement : le nombre de postes ASH vacants et notamment en CLIS, ULIS et SEGPA. Ces postes seront donnés dans le cadre de la 2e phase à des jeunes collègues rendant leur entrée dans le métier compliquée. Cette année la situation est encore plus problématique que l’an passé et rend évident le besoin de plus de départs en stage. On peut d’autre part, supposer que le passage de 10 puis 11 élèves en ULIS et la tentative d’imposer un 12e élève pour la rentrée prochaine accentuera le manque d’attractivité de ces postes car cela détériore les conditions d’enseignement. Nous vous demanderons une audience à ce propos.

Globalement les postes ASH non pourvus amène le SNUipp à suggérer le retour au dispositif « prêt de postes » autrefois pratiqué dans notre département. En toute transparence et non par des arrangements de gré à gré, cette procédure peut se traduire par une publication de postes à pourvoir pour une année, par des enseignant-es qui resteraient titulaires de leur classe « dite ordinaire ». Cette classe serait alors libérée pour une année également afin de faciliter l’entrée dans le métier de nos jeunes collègues.

Cette CAPD traitant également des départs en congé formation, nous souhaitons rappeler notre désaccord avec le montant de la dotation qui baisse pour la 3e année consécutive. En effet, le congé formation constitue une des rares possibilités pour nos collègues d’envisager une reconversion et/ou une évolution professionnelle qualifiante. C’est d’autant plus inacceptable que la formation continue déjà fortement réduite sera quasi-inexistante l’an prochain.

Enfin, dans la situation extrêmement tendue du remplacement, l’administration n’a pas été en mesure d’assurer le remplacement des commissaires paritaires au cours de la semaine précédente. Ainsi plusieurs délégué-es ont préféré rester en classe. En désorganisant notre délégation, cela nuit au travail de vérification important que nous faisons chaque année. Au final si ce travail ne peut avoir lieu, ce sont les personnels qui en font les frais. C’est pourquoi nous vous demandons de tout mettre en œuvre dorénavant pour assurer le remplacement des commissaires paritaires y compris en amont des CAPD comme stipulé au règlement départemental.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

ADRESSE : SNUipp-FSU 72, 29 Place d’Alger 72000, Le Mans Tel : 02 43 77 12 26 Fax : 02 43 23 33 73 Email : snuipp72