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Du CAPSAIS au CAPEBEP (certificat d’aptitude professionnelle pour l’enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers).

mardi 16 décembre 2003

Les premières remarques après lecture du 1er projet de réforme du CAPSAIS :

La réduction des horaires (diminution de 1/3 du temps par rapport à la formation actuelle) ;

Le pilotage : la formation de base est mise en œuvre par le recteur. Dans quel cadre ? Aucun cahier des charges, ni référentiels à ce jour. Tout dépendra des « priorités » retenues au niveau académique. Cela engendrera une diversité qui ne sera que la résultante de contraintes budgétaires (budgets constants, réduction des crédits) ou humaines (présence ou non de formateurs qualifiés).

L’allégement de la certification pose le problème de sa reconnaissance ?

Les modules complémentaires :

  • Le fait qu’ils soient pris sur le potentiel de la formation continue, l’accès sera certainement extrêmement limité et inégal.
  • Qu’ils s’adressent à 3 types différents de public, c’est concevable puisque le rôle de la formation continue est de proposer à chacun une formation adaptée à ses besoins (pour actualiser et approfondir ses connaissances, mieux adapter ses pratiques…). Il est par contre douteux que l’on puisse combiner dans la même formation des approfondissements visant à de nouvelles certifications et une initiation …

Les contenus de formation : pas de référentiels de compétences à ce jour. Il s’agit d’une formation qui vient compléter la formation professionnelle initiale (nous devons vérifier en quoi les éléments « de base » ont été dispensés dans tous les IUFM…). Et surtout la dimension strictement « professionnelle », au détriment du recul d’avec le quotidien de la classe, de la réflexion personnelle et de l’élargissement à des cadres théoriques (dimension Recherche) est problématique. On retrouve ici les logiques « utilitaristes » qui avaient présidé aux premières réformes du CAPSAIS. Par ailleurs la formation modulaire pose le problème de la cohérence de l’ensemble : la spécialisation ne peut se réduire à une somme de compétences à acquérir, complémentaires qui plus est.

L’unique règle de l’alternance pose aussi problème. Nous avions constaté qu’une offre réduite en matière de modalité réduisait le nombre de candidatures. L’organisation de cette alternance sera soumise aux contraintes prioritaires du suivi de la scolarité des élèves : nous défendons bien sûr la qualité de l’accueil des élèves mais cette charge ne doit pas peser exclusivement sur les conditions de mise en œuvre de la formation. De plus en ce qui concerne l’option G, il n’y a eu aucune étude quant aux meilleures modalités de formation. En tout cas, il y a une réelle difficulté à faire prendre en charge, durant l’année de formation, des élèves par des personnels qui n’ont pas encore les qualifications requises en matière de rééducation.

D’autres questions se posent encore : la limitation du droit de se présenter plus de 3 fois, l’absence de références aux dispositifs de l’AIS (Rased, Clis, Upi, Segpa,…). Il faut noter qu’un arrêté devra préciser les conditions de « fin » du CAPSAIS pour les collègues qui sont en cours de formation.

Pour le SNUipp, l’aménagement des formations doit être conçu pour mieux répondre aux besoins en personnels spécialisés, besoins croissants compte tenu du développement des politiques en faveur des enfants et des jeunes en situation de difficulté scolaire grave, de handicap ou de maladie.

On observe depuis plusieurs années une diminution importante du nombre de ces personnels au sein de l’Éducation Nationale :

  • absence d’anticipation de l’administration quant au renouvellement,
  • réduction importante des crédits de formation
  • modalités de formation souvent peu satisfaisantes : nous rappelons cette observation que, là où la formation était de qualité dans des conditions normales de fonctionnement, le manque de candidature se faisait moins sentir….
  • Et surtout l’exercice de ce « métier » plus difficile et plus exigeant à bien des égards n’est pas attractif pour les jeunes générations de PE et décourage les anciens déjà formés qui le quittent progressivement (isolement professionnel, horaires, indemnités, absence de formation continue, de reconnaissance professionnelle…)

Ce projet de réforme du CAPSAIS aura, sans aucun doute, des répercussions catastrophiques sur le secteur AIS mais également sur l’école en général.

Le MEN est en train d’accélérer ces projets de réforme et veut présenter la question de la formation AIS le 15 novembre au Conseil Supérieur de l’Enseignement.

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