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Pour nos écoles, pour nos métiers...

En Grève le 26 janvier 2021

dimanche 3 janvier 2021

À moins de deux années de l’élection présidentielle de 2022 qui pourrait être à nouveau l’occasion d’un pseudo duel entre libéralisme autoritaire et liberticide versus extrême droite, le gouvernement Castex poursuit voire accélère le démantèlement des fondements de notre société :

  • lois liberticides et fichage de la population,
  • casse des services publics et du statut des agent·es,
  • renforcement de l’appareil répressif,
  • fiscalité profondément injuste au bénéfice des plus riches,

Dans ce contexte, le Service Public d’ÉDUCATION est aujourd’hui une pointe avancée des attaques et des régressions imposées par un pouvoir obnubilé par l’individualisme forcené, par la compétition et l’évaluation permanente, par la soumission à l’autorité et l’obéissance aveugle...

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une énième annonce vienne remettre en cause l’organisation de nos écoles, de nos classes et de notre travail.

La liste est tellement longue que nous vous renvoyons vers notre article :

Pourquoi nous exigeons la démission de J.M. Blanquer ?"

Pourquoi le SNUipp-FSU 72 exige la démission de Jean-Michel Blanquer ? ...
Ainsi que l’arrêt des politiques de casse des Services Publics, notamment d’Éducation, qui déjà appliquées à la santé ont abouti au désastre sanitaire auquel nous sommes toutes et tous confronté⋅es dans le cadre de la crise sanitaire actuelle.

Cela fait plus de trois ans que Jean-Michel Blanquer est ministre de l’Éducation nationale.

Chez nos collègues des écoles, et chez nos militant.es, jamais un ministre n’aura fait naître autant de colère et d’indignation.

Non seulement Jean-Michel Blanquer incarne la politique éducative délétère conduite par ce gouvernement, mais il la met en œuvre grâce à une gestion inspirée du New Public Management qui méprise les enseignant.e.s, nie leur professionnalité et la réalité du terrain.

Non, la confiance et la bienveillance ne sont pas mises en œuvre par celui qui en parle sans arrêt. La crise est totale entre le ministre et une majorité écrasante de la profession.

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Dessin Allan Barte

Nous dénonçons ci-dessous quelques exemples des attaques et méfaits du Ministre Blanquer à l’encontre de la profession et de l’école publique depuis trois ans :

  • Le double langage systématique, la prétendue école de la Confiance, en réalité un authentique climat de défiance dans lequel le ministre manie contrôles, censures, dans un management autoritaire, fondé sur la suspicion, la menace, le verrouillage de toute expression critique.
  • La « mise au pas » qui va des cadres aux enseignant.e.s de terrain astreint.e.s à suivre des guides pédagogiques, comme l’ont dénoncé des hauts fonctionnaires du ministère dans une tribune publique (à lire ou relire ici).
  • Les informations systématiquement données aux médias avant les professionnel.le.s
  • L’article 1 de la loi Blanquer qui renforce le devoir de réserve et de neutralité des personnel·les pour mieux les museler. (Comment peut-on prétendre défendre la liberté d’expression comme lors de l’hommage de Samuel Paty en en privant les enseignant·es ?)
  • La suppression du dispositif « Plus de Maître que de Classe » sans évaluation de son efficacité.
  • Les dédoublements de classes en REP et REP+ non financés par les dotations de postes très insuffisantes, ce qui ne permet pas de faire baisser les effectifs partout dans toutes les classes.
  • Le cadeau fait au privé avec le financement des maternelles privées par les collectivités locales, suite à l’obligation de l’école dès 3 ans.
  • L’absence totale de reconnaissance, de temps donné et de moyens humains mis à disposition pour la direction d’école plus d’un an après le suicide de Christine Renon, malgré les annonces médiatiques du ministre.
  • Les fausses promesses sur la revalorisation toujours attendue, le gel du point d’indice qui continue.
  • L’assurance que « Les écoles ne fermeront pas » martelée la veille de l’annonce de leur fermeture.
  • La gestion catastrophique des confinements / déconfinements avec les injonctions tardives, contradictoires, des protocoles irréalisables, sans moyens, des changements incessants et toujours au dernier moment.
  • L’absence de soutien aux enseignant·es lors du « prof bashing » et les déclarations mensongères sur les profs « décrocheurs » pendant le confinement.
  • Le maintien des évaluations nationales, à la rentrée 2020, en période de crise sanitaire, et après presque 6 mois sans école.
  • Le dénigrement des profs prétendument « radicalisé·es » et de l’Université, berceau de « l’islamo-gauchisme » selon le ministre.
  • Les sanctions à l’encontre des militant·es syndicaux, l’acharnement contre « les 4 de Mlle ».
  • Le mantra « Tout est prêt » répété à l’envi quand rien ne l’est et qu’aucun recrutement n’a été effectué pour assurer le maintien de l’école.
  • La rentrée « dans la joie  » et un Ministre qui a osé affirmer que la rentrée de septembre 2020 était sa « meilleure » rentrée...
  • Les masques inclusifs transparents, nécessaires à l’enseignement de la phonologie pour les Grandes Sections et les CP, qui ne sont jamais arrivés.
  • Les formations pédagogiques imposées aux enseignant.e.s comme aux formateurs et formatrices et le dévoiement des missions de ces dernier.e.s.
  • Le projet de Service de Santé Scolaire territorial qui verrait la disparition des psy EN.
  • Le changement des missions des enseignant.es spécialisé.es des RASED entraînant la diminution des aides aux élèves en difficulté.
  • Le manque de soutien de la hiérarchie aux enseignant.es menacé.es comme Samuel Paty.
  • L’Éducation Nationale « choyée » comme jamais auparavant (même si ça c’est Castex !)
  • Sans oublier tout récemment les interpellations d’enfants de 10 ans (voire moins) et leur retenue au poste de police pendant une journée ou encore, la garde à vue un lycéen du Mans au commissariat parce qu’il avait laissé une copie d’un texte en arabe dans la photocopieuse de son établissement scolaire. Cette chasse à l’enfant est indigne des valeurs de l’école publique.
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Dessin Fred Sochard

La rentrée calamiteuse du 2 novembre est pour nous la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Le lundi 2 novembre devait être pour toute la profession l’occasion, solennelle de rendre hommage à Samuel Paty.

Nous, personnels des établissements scolaires, avions besoin de temps pour élaborer cet hommage, pour réfléchir et discuter ensemble, pour peser nos décisions et élaborer des projets d’équipe.

Ce ministre a réduit cela à une minute de silence. Soixante secondes. De plus, en ne nous laissant pas le choix de la forme de cet hommage, il a nié notre expertise professionnelle qui fonde notre liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, J.M. Blanquer doit partir, même si nous savons bien que le ou la suivante à ce poste, maintenant ou avant la fin du quinquennat, ne modifiera guère la politique éducative nocive du gouvernement.

C’est cette politique qu’il nous faut combattre sans relâche et que nous combattons, mais c’est également la façon dont son principal responsable l’incarne, qui est devenue insupportable.

Obtenons la démission du Ministre Blanquer, car le ou la suivante s’en souviendra, le gouvernement, la société et la profession aussi.

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU 72 exige donc la démission de Jean-Michel Blanquer. Et le plus tôt sera le mieux !

Mise à jour du 25/11 : Scandale syndicat Avenir Lycéen

Le scandale révélé par Mediapart et Libération au sujet du financement et du fonctionnement du syndicat « Avenir Lycéen ». Le rôle joué dans cette affaire par certains membres du Ministère de l’Éducation nationale et par des hauts fonctionnaires des rectorats révèle une conception très particulière de la démocratie lycéenne. Elle serait réduite selon eux à n’être qu’un instrument de promotion des réformes emblématiques du ministre de l’Éducation nationale par la manipulation d’un syndicat lycéen.

Ces faits sont graves car l’argent public a a été utilisé à des fins partisanes. Ces malversations touchent aux fondements même de la démocratie et aux valeurs de la République et justifient à elles seule la démission du ministre qui a laissé faire, protégé voire inspiré ces agissements.

De plus, pour sa défense, il minimise les faits, les qualifiant de « non sujet monté en épingle par le secteur de l’ultra gauche » et il contre-attaque à sa manière habituelle en englobant tous ceux qui dénoncent ses agissements sous l’appellation d’« ultra gauche » . Sur BFM il accuse pêle mêle Libération, Médiapart, LFI et le Snes Fsu, tous amalgamés dans l’ultra gauche d’être derrière cette affaire.

  • Et tout dernièrement, l’annonce de recrutement de centaines de contractuel.les enseignant.e.s 1er et second degré pour remplacer les enseignant.e.s touché.es par la COVID, l’annonce de la réforme de la formation initiale qui repousserait encore le concours et la titularisation en fin de M2

Juste avant ces vacances de fin d’année, c’est l’école maternelle et l’Éducation Prioritaire qui ont été la cible d’une nouvelle attaque tout droit venue du... Ministère. Lire notre article « L’école maternelle attaquée »

Encore avant, c’est l’enseignement spécialisé et notamment les RASED, mais également la direction d’école, les programmes, qui étaient la cible de remise en cause visant, à chaque fois, à dégrader toujours plus nos conditions de travail et à faire de l’Éducation Nationale un Service dysfonctionnel, inefficace, injuste, voire violent, pour les élèves et leurs familles.

Il n’est pas exagéré d’exiger un PLAN D’URGENCE POUR L’ÉCOLE, tant la situation est critique pour nombre de nos élèves, pour nombre de classes et d’écoles. Mais aussi, pour les AESH, pour nos collègues stagiaires et pour nous-mêmes...

Les changements permanents, les décisions inconséquentes, la remise en cause de notre professionnalisme et de notre expertise ont pour fonction d’altérer la relation de confiance qui existe entre les familles et L’ÉCOLE PUBLIQUE.

Comme l’HÔPITAL et la Santé, l’ÉDUCATION est aujourd’hui à genoux face aux conséquences de la crise systémique qui frappe notre société.

  • Nous exigeons les moyens nous permettant d’accomplir dignement et pleinement l’ensemble de nos missions.
  • Nous exigeons le respect qui nous est dû en tant que professionnel·les de l’Éducation et en tant qu’agent·es.
  • Nous exigeons une revalorisation de l’ensemble des salaires notamment pour les AESH, mais pas seulement !

Le ministre Blanquer est profondément discrédité. Il est nécessaire que nous inversions le rapport de force.

Ce pouvoir est sourd à la réalité du terrain. Il nie la détresse de soignant·es, il méprise les droits des salarié·es et veut à nouveau faire reculer l’âge de départ à la retraite...

C’est par nos mobilisations que nous nous ferons entendre. Il est temps que la profonde et sourde colère qui couve dans les salles des maître·esses depuis trop longtemps s’exprime clairement, massivement et en même temps.

Le 5 décembre 2019, en Sarthe, pas moins de 140 écoles avaient fermé leur porte. Le retentissement de cette mobilisation avait été considérable.

Le 26 janvier prochain, le SNUipp-FSU dans le cadre d’un arc intersyndical large, vous appelle à vous mobiliser, à vous battre pour vos droits, pour vos conditions de travail, pour vos écoles et pour vos élèves. Car, une chose est certaine, le gouvernement, lui s’en contre-fiche totalement et sans une mobilisation massive, déterminée, il poursuivra son saccage et continuera à faire comme nous notre avis ne comptait pas !

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