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Vaccination prioritaire des personnels scolaires volontaires : une avancée de façade

mardi 20 avril 2021

Le SNUipp-FSU a été dans les premières organisations à exiger la vaccination des enseignantes, AESH et autres personnels volontaires des écoles. Pour autant, l’actuelle campagne de vaccination à l’éducation nationale, bien que largement médiatisée par le ministère et relayé avec peu de distance par les médias, ne saurait répondre à nos légitimes demandes, et ce pour plusieurs raisons.

Le SNUipp-FSU a été dans les premières organisations à exiger la vaccination des enseignantes, AESH et autres personnels volontaires des écoles.

Pour autant, l’actuelle campagne de vaccination à l’éducation nationale, bien que largement médiatisée par le ministère et relayé avec peu de distance par les médias, ne saurait répondre à nos légitimes demandes, et ce pour plusieurs raisons.

1 - Vaccination « prioritaire »

La première raison est que la vaccination « prioritaire » ne s’adresse qu’aux personnels de 55 ans et plus.

Cela ne représente que 15 % des personnels de l’éducation nationale, alors que les études montrent qu’avec l’apparition des variants, les moins de 50 ans, quadragénaires et même trentenaires, sont de plus en plus nombreuses et nombreux à être atteint.es par la COVID, et à développer une forme grave conduisant à une hospitalisation et à un arrêt long. De plus, cette vaccination des plus de 55 ans est déjà offerte à toute la population et ne saurait être considérée comme un traitement prioritaire des enseignant.es.

2 - AstraZeneca ou rien...

Le second reproche, et pas le moindre, qu’on peut faire à cette opération de vaccination des personnels éducation nationale est que le seul vaccin proposé aux personnels dans ce cadre prioritaire est l’AstraZeneca.

Or, même si le ratio bénéfice/risque reste favorable à l’utilisation de ce vaccin, il n’est est pas moins avéré qu’il présente des effets secondaires graves, bien que rares. Pour cette raison, plusieurs pays préfèrent ne pas l’administrer aux personnes de moins de 60 ans, voire ne pas l’administrer du tout. Enfin, son efficacité est, selon plusieurs études, moindre que celle des autres vaccins. Pour ces raisons, une grande partie de la population délaisse l’AstraZeneca, dont les surplus encombrent les stocks. Est-ce pour cette raison que l’état choisit d’en faire « profiter » les enseignant.es ?

3 - « Vacciner », y’a rien à voir !!!

La troisième raison de notre colère est que la vaccination, même si elle concernait toutes et tous les volontaires, et même si nous avions le choix du vaccin, ne saurait constituer la seule réponse mise en œuvre à l’école pour protéger les personnels et les élèves.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU, avec d’autres organisations syndicales et la FCPE a lancé une pétition (déjà signée par plus de 48 000 personnes) pour exiger les conditions de sécurisation des écoles et établissements scolaires :

  • moyens humains,
  • fermeture de classe dès le premier cas,
  • amélioration de la politique de tests,
  • équipement des locaux en détecteurs de CO2,
  • fourniture de masques chirurgicaux et vaccination de tous les personnels volontaires.

[lien vers pétition unitaire]

4 Quoi qu’il en coûte ! Mais à qui ?!?

La quatrième donnée à prendre en compte est la situation politique et sociale dans laquelle nous sommes et qui résulte d’un choix erroné, seulement fondé sur la protection de l’économie et dont tant de familles endeuillées font la terrible expérience depuis plus d’un an…

En effet, le gouvernement et le Président de la République ont décidé seuls, notamment contre l’avis du conseil scientifique mais également contre les soignant·es et contre la population de « vivre avec le virus » quoi qu’il en coûte.

Or, ce que nous constatons et déplorons, un an après un tel choix proprement irresponsable, c’est que les morts s’accumulent et notamment pour les personnes les plus fragiles et les plus précaires. En un mot, « les pauvres ».

Oui, ce gouvernement a délibérément choisi d’accepter un certain nombre de morts par jour (±250 par jour depuis mi-novembre !).

Le voilà le véritable « quoi qu’il en coûte » et qui se traduit par plus de 100 000 mortes et morts. Comme le martèle, Éloi Laurent, économiste : « La France a privilégié à chaque fois une vision étroite de la croissance économique au détriment de la santé. »

Pour le SNUipp-FSU, d’autres choix étaient possibles et le sont encore !

Il est grand temps de réorienter les politiques publiques en faveur de la santé au bénéfice de toutes et tous, en faveur d’une école qui protège TOUS ses personnels et l’ensemble des élèves et qui leur garantit un accès à une Éducation de qualité et des conditions de scolarisation et d’étude d’un tout autre niveau, avec beaucoup moins d’élèves par classe et beaucoup plus de personnels pour les accompagner.

C’est à ce prix que l’avenir de la jeunesse et de la population et de notre démocratie pourra être préservé. Dans le cas contraire, les risques sanitaires, sociaux et sociétaux se paieront le prix fort. Mais là encore, le gouvernement n’en assumera pas les conséquences, alors que nous, oui !

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