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Je suis PES ou néotitulaire - J’hésite à faire grève...

dimanche 23 janvier 2022

Vous êtes PES et/ou néo-titulaire

La grève est un droit fondamental, protégé par la constitution. Aucune autorité hiérarchique (IEN, DASEN, Recteur ne peut vous adresser un quelconque reproche d’exercer l’un de vos droits constitutionnel.

Aucun·e stagiaire ne peut être sanctionné·e pour avoir fait grève.

Info pratique pour se déclarer : Vous devez [1] déclarer votre intention de faire grève au moins 48h avant la date de votre journée de grève...

Il est donc nécessaire d’adresser via messagerie (professionnelle) la déclaration d’intention :

  • le lundi jusqu’à 23h59 pour une grève le jeudi,
  • le samedi jusqu’à 23h59 pour une grève le mardi.

Lien vers la déclaration préalable

Vous mettre en grève ne mettra nullement en péril votre titularisation et n’altérera pas vos relations avec les familles et les collègues.

L’usage dans les écoles est d’informer les familles préalablement à la journée de grève de façon à ce que les parents puissent s’organiser.

IMPORTANT : si vous êtes la seule personne sur l’école encore non gréviste, nous vous conseillons vivement de vous mettre en grève. Gérer toute une école seule avec des consignes de non-brassage dans le contexte actuel, c’est ingérable.

Notre argumentaire plus développé :

On peut hésiter à se déclarer gréviste, pour énormément de raisons.

La plus souvent évoquée par les PES est la stigmatisation dont ils•elles pourraient être victimes au moment de la titularisation.

Plusieurs éléments de réponse à cette crainte :

  • le droit de grève existe pour tous les fonctionnaires, y compris les fonctionnaires stagiaires. Comme l’énonce la loi 83-634 du 13 juillet 1983 dite loi Le Pors, « les droits du fonctionnaire stagiaire sont les mêmes que ceux du fonctionnaire titulaire »
  • les deux principaux syndicats d’inspecteurs appellent eux aussi à la grève (le SUI-FSU et le SNPDEN-UNSA). Ils seront peut-être eux aussi dans la rue.
    Ci-dessous un lien vers un document vous informant sur le droit de grève chez les jeunes collègues :
    http://neo.snuipp.fr/IMG/pdf/droitd...

Quelques éléments de réflexion maintenant concernant le mouvement et ce que vous allez sans doute entendre dans les salles des maitres.

La raison la plus couramment entendue quand un fonctionnaire hésite à entrer en grève est le « à quoi bon » ? En effet, une seule journée de grève peut sembler dérisoire pour obtenir ce que nous revendiquons.

Mais il ne faut pas sous-estimer la force du symbole, ni l’effet boule de neige, surtout dans une société hypermédiatisée. Une lutte commence toujours par un 1er mouvement. Et celui ci s’annonce très suivi.

Donnez vous la chance de construire un mouvement qui pourra rebondir. Une journée forte, qui fera vaciller la suffisance de Blanquer, appellera forcément d’autres journées pour arriver à nos fins.

Il y a la question financière

Elle n’est pas négligeable, et face à la précarisation de notre métier elle devient principale. La grève est un rapport de force ultime. Un derniers recours. Elle est l’essence même de la lutte pour nos revendications. Elle est l’outil le plus efficace.
La grève c’est aussi un moment rare d’expression collective. Où notre profession se regroupe, et ici très largement, sur une colère commune. Dans notre société émiettée, individualisée, dans un contexte anxiogène, la grève est aussi une occasion de renaissance, de souffle nouveau, par le collectif.

Nous sommes observé•es. Par des personnes de nos corporations et par des gens extérieurs. Une grève suivie, expliquée, c’est aussi un moyen d’information, c’est une façon de montrer qu’on est autre chose que des « profs qui veulent un jour de vacances. » Plus on est nombreux, plus on sera soudés, plus on sera légitimes auprès de l’opinion publique.

Blanquer l’a bien compris puisqu’à chaque fois sa réponse est le taux de participation, manipulée à la baisse pour nous discréditer et invisibiliser nos revendications.

La grève est un droit constitutionnel. Pas un caprice. Rien ni personne ne peut vous en empêcher. Ce serait illégal. Ni les pressions d’un•e IEN, de collègues, ni une Equipe éducative, ou la livraison de la photocopieuse.

Dans tous les cas, la loi vous protège. Les stagiaires, les néo-titulaires, les AED, les AESH, les ATSEM ont le droit de faire grève, quoi que l’on dise. Et quiconque s’y opposerait sort de la légalité.

Comment se mettre en grève ?

Comme n’importe quel•le collègue en classe ou en formation, l’administration demande de déposer au moins 48h avant la mobilisation (ici avant lundi soir minuit), une déclaration d’intention de grève. Sachez que cette déclaration d’intention ne vous engage en rien à faire grève le jour J.

Elle n’entraîne pas non plus de retrait de journée de salaire. Le retrait d’une journée de salaire (retrait d’un trentième dans le jargon Éducation Nationale) sera effectuée quelques mois plus tard sur votre fiche de paie. A quoi sert donc cette déclaration d’intention alors ?

Elle sert à organiser le service minimum d’accueil par les collectivités et au ministère à évaluer le nombre de grévistes. Le SNUipp-FSU porte le mandat de ne pas faire cette déclaration (on pourra en discuter à l’occasion, nous ne voulons pas surcharger ce mail déjà assez lourd).
Toutefois, que vous décidiez de vous déclarer ou pas, il faut que vous informiez les familles, votre équipe pédagogique et la collectivité dont dépend l’école pour que chacun puisse s’organiser.

Ci-dessous, un lien vers un article de notre site. Vous y trouverez en fin d’article un modèle de lettre aux parents et un modèle de courrier de déclaration d’intention de grève.

Lien vers la déclaration préalable

En résumé, une brèche importante se crée à chaque fois que nous sommes majoritaires à nous mobiliser, pour dénoncer une ou des situations inacceptables pour les élèves, les parents, pour nos métiers comme les défaillances graves et répétées sciemment imposées tout autant que le mépris affiché par les « gouvernants ».

Notes

[1] comme tout·e enseignant·e en charge d’élève du 1er degré - ce que le SNUipp-FSU conteste et combat car c’est une entrave au droit de grève

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