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13 janvier - bilan et perspectives

samedi 15 janvier 2022

INFO GRÈVE ET MOBILISATIONS :

Suite à l’alerte sociale déposée le 30 décembre 2021 et afin de couvrir toutes les actions locales, le SNUipp-FSU a déposé un préavis de grève prenant la suite du précédent et courant jusqu’au 4 mars 2022.
Le relevé de conclusions de la négociation préalable qui s’est tenue avec le ministère le 4 janvier est publié sur le site du ministère. Lien relevé de conclusion du ministère

 Bilan du 13 janvier

La journée de mobilisation du 13 janvier est une grande réussite collective… Elle est à mettre à l’actif de la mobilisation d’une majorité de personnels des écoles (professeur.es des écoles, ATSEM et AESH, agents territoriales·aux des cantines, du périscolaire, etc).

En Sarthe et en France, c’est une grève majoritaire qui a eu lieu, quoiqu’en dise le ministère avec des chiffres aussi loin de la réalité que les déclarations du Ministre.

La journée de mobilisation a permis à toutes et tous de voir à quel point nous sommes fort.es quand nous sommes rassemblé·es, nombreuses et nombreux (Pas moins de 1300 collègues dans la manifestation au Mans et plus de 80 écoles totalement fermées !!!), divers (AESH, ATSEM, AED, professeurs·eures des écoles, des collèges et des lycées, agents territoriales·aux, personnels administratifs, chef·fes d’établissements, IEN, etc), quand nous sommes ensemble et que nous parlons d’une voix commune.

Le SNUipp-FSU 72 a contribué à la réussite cette mobilisation d’ampleur et a sans relâche travaillé à l’unité de l’intersyndicale, tant dans ses expressions que dans son fonctionnement.

D’abord, la sonorisation et l’organisation d’une assemblée générale des personnels qui a rassemblé plus de 200 personnes et qui a permis de contribuer à confronter la plateforme revendicative présentée par le SNUipp-FSU et reprise par l’intersyndicale.

Ensuite une manifestation construite et organisée de façon à permettre des expressions du ras-le-bol sous diverses formes :

Prises de paroles d’une ATSEM, d’une CPE, d’une AESH et d’une directrice d’école

Point d’arrêt au palais de justice puis sur les marches de l’escalier du pont neuf pour entendre le quotidien sous COVID [1].



SNUipp-FSU 72, pourquoi nous sommes en colère et pourquoi nous sommes dans la rue

Pourquoi sommes-nous tellement en colère ?

Pourquoi nous sommes présent·es, mobilisés, en grève, si nombreuses et nombreux, ce 13 janvier 2022 ?

Depuis le dimanche 2 janvier dernier, le mépris envers les personnels des établissements scolaires et envers les élèves et des parents le dispute aux propos mensongers et au déni de réalité.

Nos mots sont forts,

En effet,

Comment ne pas trouver inconséquente une énième communication ministérielle faite à la dernière minute, quelles heures avant la rentrée des classes ?

Comment ne pas trouver ingérables un énième protocole encore allégé et coupé des réalités concrètes des écoles et des établissements scolaires submergés de cas positifs dès le lundi 3 janvier ?

Comment ne pas trouver insupportable le mépris d’un ministre qui parle d’absentéisme des enseignant.es quand il s’agit en vérité d’arrêt maladie lié à la mauvaise gestion de l’épidémie ?

Comment ne pas trouver inadmissible la publication de nouvelles règles sanitaires le 6 janvier, soit seulement 3 jours après la rentrée ?

Comment ne pas trouver impardonnable le démerdentiel et la pagaille dans lesquel·les sont plongés personnels, élèves et parents dans le chaos d’une gestion de crise incohérente ?

Comment ne pas trouver incompréhensible un nouvel allègement du protocole sanitaire annoncé par le 1er ministre, le 10 janvier, alors même que l’épidémie n’a jamais été aussi hors de contrôle ?

Alors que cela fait moins de deux semaines que les établissements scolaires ont rouvert leurs portes, c’est le bazar depuis la maternelle jusqu’à l’université.

Partout en Sarthe comme partout en France, le variant Omicron se répand plus vite qu’une traînée de poudre notamment par l’inaction et l’incurie des mesures prises par le gouvernement et notamment par le ministre de l’Éducation Nationale.

Partout en Sarthe comme partout en France, bien avant « la crise », encore plus septembre 2021 et cruellement depuis le 3 janvier, les remplaçantes et les remplaçants manquent et l’enseignement public est malmené, déconsidéré et désorganisé ?

Depuis des années l’hôpital public et ses personnels notamment soignants sont maltraités par une gestion cynique, libérale et entrepreneuriale qui a fait des patient.es des clients et de la santé publique un marché. Chacune et chacun d’entre nous

Après 15 années de gestion inhumaine appliquée à notre bien commun qu’est la santé (Rappelons que 115 000 lits ont été supprimés en 25 ans dans les hôpitaux et 100 000 postes de soignant-e-s en 8 ans), c’est maintenant au tour de l’Éducation Nationale.

Allons-nous laisser faire ?

Non !
Allons-nous laisser faire ?

Non !!!!

Notre plus grande force, c’est le nombre ! Notre légitimité, c’est le nombre considérable de personnels en grève et mobilisés ce 13 janvier 2022.

Nous sommes toutes et tous ulcéré·es, en colère...
Et nous ne nous laisserons pas faire !
Nous exigeons la démission de Jean-Michel Blanquer !

Texte lu pendant la manifestation.

 Bilan politique et syndical et perspectives

Cette journée est la démonstration que faire grève ne sert pas à rien. Le Ministre Blanquer a subi l’humiliation d’être flanqué du 1er Ministre et du Ministre de la santé pour recevoir le SNUipp-FSU.

Cette journée est la preuve que la seule chose que le pouvoir comprendre, c’est le rapport de force. Le Ministre a été contraint de faire des annonces pour essayer de faire redescendre la colère et répondre aux attentes de la profession portées par le SNUipp-FSU et l’intersyndicale.

Cette journée est aussi la mise en lumière que le Ministre Blanquer est faible quand nous sommes rassemblé·es.Depuis 5 ans [2], le Ministre Blanquer applique ses contre-réformes libérales tel un bulldozer. Or, à deux moments, il a été en grande difficulté. Lors de la loi Blanquer (immense mobilisation des personnels) et le 13 janvier dernier. (IDEM)

Cette journée est également la preuve que lorsque l’on parle des thématiques sociales, l’extrême droite n’a plus rien à dire. Et ça fait du bien, de ne pas entendre les anneries haineuses de Zemmour, Le Pen ou Pécresse qui au final, ne font que reprendre les propos de Blanquer...

Alors, cette journée du 13 janvier ne doit pas rester sans lendemain.

Oui, elle est l’expression d’une colère très forte et il ne sera pas simple de retrouver un tel niveau de mobilisation seulement en claquant des doigts. Pour autant, c’est la preuve là encore que nous avons une force collective immense.

Le SNUipp-FSU au sein de sa fédération appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 27 janvier prochain, dans le cadre d’un appel national et intersyndical, sur les questions de salaires, d’emploi et de conditions de travail. Les remerciements et les applaudissements ça ne remplit pas un frigo. Il est indispensable que toutes et tous les agent·es des établissements scolaires publics voient leur engagement sans faille être rétribué à la hauteur qu’il convient.

D’ici au 27 janvier, le SNUipp-FSU 72 vous appelle à vous mobiliser par les moyens possibles (réunion dans les écoles, midi militants, grève, ...) et à rejoindre massivement les Réunions d’Informations Syndicale les 19 et 26 janvier (Voir notre article RIS 2e trimestre ici), pour construire ensemble et collectivement les analyses, les revendications et les luttes indispensables à mener pour défendre nos métiers, nos conditions de travail, nos salaires et notre institution publique. L’une de nos plus grande force, c’est le nombre ! Nous sommes des milliers de personnels des écoles en Sarthe. C’est une force considérable que le pouvoir est contraint d’écouter et d’entendre. Ne l’oublions pas !

 Bilan organisationnel et politique

Comment cette journée a pu exister ?

  • Cette journée n’aurait pas existé sans la mobilisation de toutes et tous les personnels mobilisé·es dans leurs écoles et établissements qui ont échangé, discuté et analysé la situation pour arriver à une conclusion commune : notre colère doit sortir des murs de l’école et s’exprimer haut et fort.
  • Cette journée n’aurait pas non plus existé sans l’implication du collectif de collègues qu’est le SNUipp-FSU 72, constitué de PE et d’AESH.
  • Dès le lundi 3 janvier à midi, ses militant·es ont questionné l’ensemble des syndiqué·es pour savoir ce qu’il se passait au-delà de leur école et de son quartier, au-delà la commune… Pour construire une vision d’ensemble.
  • C’est aussi la recherche et le recueil de très nombreux témoignages partout en Sarthe, articulé·es à l’expression du SNUipp-FSU 72 dans l’ensemble des médias et via les courriels qui a permis de contribuer à donner une portée nationale à l’appel à cette journée de grève (et ce, dès le jeudi 6 janvier).
  • C’est enfin la convocation dès le vendredi 7 janvier d’une intersyndicale avec la participation de l’UNSA-Éducation, de la FNEC-FP-FO, de SUD Éducation, de la CGT Éduc’Action, et de la FCPE qui ont répondu à l’appel du SNUipp-FSU 72 à unir toutes les forces face au déni de réalité imposé par le ministre.
  • Là encore, c’est le SNUipp-FSU 72 qui a coordonné l’ensemble de la mobilisation depuis l’appel à la grève jusqu’à sa mise en œuvre avec l’immense soutient d’une grande majorité de la profession.

Les actions du SNUipp-FSU 72 permettent de mettre en mouvement la profession à chaque que possible et nécessaire. Ce travail de terrain et cette présence dans les écoles implique très fortement nos militantes et militants qui ne ménagent pas leurs efforts. Pour être encore plus fort·es toutes et tous ensemble, pour soutenir le SNUipp-FSU 72 et pour nous donner les moyens de continuer notre action pour l’école et la profession, rejoignez-nous, adhérez au SNUipp-FSU 72 !

Notes

[1] et sous Blanquer

[2] et même bien plus si l’on se rappelle que JM Blanquer était le n°2 du ministère sous Sarkozy

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ADRESSE : SNUipp-FSU 72, 29 Place d’Alger 72000, Le Mans Tel : 02 43 77 12 26 Fax : 02 43 23 33 73 Email : snuipp72