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E. Macron - Sa haine du service public de l’Éducation Nationale

vendredi 18 mars 2022

Jeudi 17 mars, un candidat à l’élection présidentielle, soliloqueur en chef d’une macronie à bout de souffle, s’en est donné à cœur joie dans la haine des prof’ et de l’Éducation Nationale dans des « envolées » qui n’ont rien à envier à celles de Zemmour ou Le Pen...

Un déferlement de haine...

  • contre l’égalité entre pair·es et entre collègues,
  • contre les Services Publics,
  • contre les solidarités sociales, fiscale, citoyenne,
  • contre l’indépendance des fonctionnaires.

Ses obsessions :

  • son individualisme forcené,
  • son aveuglement à opposer les un·es contre les autres,
  • le sabordage des services publics soit disant « cadenassés ».

Ci-dessous, l’extrait vidéo ⚠ vidéo extrêmement choquante ⚠ des propos mensongers et hyper-méprisants d’un candidat à la présidentielle contre les prof’ et la réponse du SNUipp-FSU 72.

Un président-candidat à la mémoire courte...
Car, pendant le confinement, ce sont bien les agent·es des Services publics qui, sans moyen et sans protection, ont continué de faire vivre les services essentiels de l’État.

  • Où étaient les moyens humains (soignant·es) et matériel (masques, tenues de protection, respirateurs) pour faire face à la pire crise sanitaire des dernières décennies ?
  • Où étaient les serveurs et outils numériques de l’Éducation Nationale pour communiquer avec les élèves et leurs familles ?
  • Où sont les remplaçant·es et les postes pour faire face au sein de l’École à 2 années de crise sanitaire, économique et sociale ?

Celui qui a annoncé être en guerre, a surtout mené, pendant 5 années, une guerre sans merci contre la redistribution, contre l’égalité des droits, contre la sécurité sociale, contre les retraites !

Voyez-vous même comment, le candidat à la présidentielle, à l’issue d’un quinquennat passé à détruire les services publics et à casser toutes les solidarités pour satisfaire les oligarques français, projette d’en remettre une couche et d’aller toujours plus loin dans son projet ultralibéral :

Ainsi, le mépris envers les enseignant·es et plus largement envers les fonctionnaires n’a plus aucune limite. Vous avez bien vu et entendu. Les propos d’E. Macron sont une profonde et lourde attaque d’un président-candidat irresponsable, jouant une nouvelle fois la carte du mépris, de la discorde et de la division entre les citoyen·nes en général, entre les parents et les enseignant·es... La guerre de tous·tes contre chacun·e !

Être écœuré·es de tels propos est bien normal... Mais cela ne peut suffire.
Être en colère et le faire entendre, le faire comprendre et le manifester, voilà la seule façon de se faire entendre.

La politique menée par Emmanuel Macron a nourri les désespérances, terreau de la progression des idées d’extrême droite. Démantèlement des outils de la démocratie sociale, démantèlement des services publics, gestion catastrophique de la crise sanitaire, atteinte aux libertés individuelles et collectives, politique très restrictive d’accueil des migrant·es, baisse de la fiscalité au profit des plus riches et des entreprises, répression de la contestation sociale, aggravation des inégalités et développement de la précarité ont caractérisé ce quinquennat et nourrissent aujourd’hui la progression des idées d’extrême droite.

En tant que candidat, Emmanuel Macron annonce pourtant vouloir durcir encore cette politique déjà à l’œuvre depuis 5 ans [1] :

  • report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans,
  • durcissement des conditions de versement du RSA dans une logique de « primauté des devoirs sur les droits »,
  • transformation violente et profonde du système éducatif avec une attaque spécifique contre le collège,
  • fin du recrutement par concours et recrutement local à géométrie variable,
  • projet dévastateur contre la voie professionnelle,
  • « autonomie » des écoles et des établissements scolaires et renforcement de celle des universités.

Tout cela témoigne plus globalement d’une volonté farouche de faire exploser tout cadre national et collectif du service public, de développer les hiérarchies intermédiaires qui empêchent le bien travailler et de lier d’hypothétiques augmentations de salaires pourtant urgentes à des contreparties intenables (accroissement de la charge et du temps de travail), et de généraliser une précarisation si chère au MEDEF et qui pourrait demain s’appliquer à l’ensemble de la société [2].

Cette école, c’est celle du libéralisme sauvage, c’est celle promue par l’Institut Montaigne et les entreprises du CAC40, c’est l’école des inégalités, c’est l’école qui justifie le prétendu darwinisme social... C’est l’école du tri social et de l’assignation à résidence. Tu nais pauvre, tu survis pauvre et tu meurs pauvre... Pendant les plus riches pillent et saccagent la planète tout en asservissant toujours plus les êtres humains.

Cette école est une véritable contre-projet, contre l’école pour tou·te·s issue de la Révolution Française, contre le statut de la fonction publique hérité du CNR face à l’horreur de la collaboration.

C’est face à un tel projet que nous devons nous mobiliser et lutter ensemble, pour l’égalité des droits, pour l’accès de toutes et tous aux savoirs et à la Culture commune. Pour des salaires dignes et égaux à travail égal ! De tout cela, avec un tel projet, on s’éloigne violemment !

Retrouvez ici l’article du café pédagogique

Notes

[1] Depuis plus 15 ans avec les 2 quinquennats précédents !

[2] « L’amour est précaire, la vie est précaire, pourquoi le travail ne le serait-il pas aussi ? » - Laurence Parisot - Présidente du MEDEF

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